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A dictionary of Mwotlap (Banks Is., Vanuatu)

Mtp–Fr–Eng

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Mtp–Fr

Tea–Eng–Fr

Tea–Eng

mwotlap dictionary
Index a
a1A
a1B
a2
a-3
a nu-su
a so
aa
A
B
ag
ageA
ageB
agōh
ak
ak goy
ak magaysēn
ak monog
ak m̄adeg
ak sewsew
ak togyon̄
ak valakas
akē
akmēhtegA
akmēhtegB
akteg
akvisileg
aleA
aleB
alge
alkēt
alveg
ami
amo
amta~
amtēl
amyō
am̄ag
am̄eA
am̄eB
anen
anēyēh
anoy
an̄ēh
an̄qōn̄A
an̄qōn̄B
an̄qōn̄ nēwē
apol
apwo~
aqyig
at
at kal
at kēlē
at lō
at taqlun̄
at tēqēl
at yak
ate
atgiy
atmētēl
atmi
atmōyō
aveA
aveB
ayme
a1   [a] sub.

(1) ⦗entre deux propositions⦘ subordonnant liant les valeurs de vérité de deux propositions: (P1) tel que (P2), (P1) tandis que (P2), (P1) et (P2)….

Kimi me-lep nē-sēm a et-vēhge te no.
Vous avez pris l'argent sans me demander. [litt. … et vous ne m'avez pas demandé]

(2) ⦗entre sujet et verbe⦘ lorsque, comme (P).

a ni-hig qal van e, na-hō ni-hōhō.
À peine l'avait-elle touché, que de la fumée en sortit.

(3) ⦗dépendant d'un nom⦘ relativiseur, introduisant une proposition relative dépendant d'un nom.

Syn : mey a

Syn : mey

n-eh a kēy laklak aē en
la chanson sur laquelle ils sont en train de danser

(4) ⦗entre deux noms⦘ c'est-à-dire, je veux dire. Synt. En principe, le syntagme nominal qui suit a peut être compris comme prédicatif, auquel cas a est un subordonnant (“X qui est N”).

a so ‘c'est-à-dire’

Ēgnōn Jon, a Anē en.
La femme de John, (c'est-à-dire) Annie.

Na-magtō vitwag a bōbō nonon nō-lōmgep en, a ēplōn na-mya en, kē wo “Eeey!”
Une vieille femme, (qui était) la grand-mère du garçon – (je veux dire) l’ami de l’anguille – s'écria soudain “Hééé!”

(5) ⦗Préd1 a Préd1⦘ construction intensive: litt. “(grand) qui est (grand)”, c-à-d. “très (grand)”, extrêmement.

Kēy nō-tōy vel qōn̄: na-wawah a na-wawah.
They would clean it every day: it was shiningly clean.

(6) ⦗structure clivée⦘ focalisateur, précédant le syntagme non-focal dans une construction clivée de type “c'est X qui P”. Synt. Ces phrases sont complexes: l'élément initial constitue la proposition principale, et a introduit une proposition subordonnée de type relative. Cette dernière est typiquement marquée comme définie à l'aide de en.

a1   ptc. focalisateur, précédant le terme focal ou rhématique.

Ros a ete magtō agōh.
Rose, c’est la dame que tu vois.
a2   ptc. marque facultative de rhème, précédant un locatif spatial ou temporel (que ce locatif soit prédicatif ou circonstant). Souvent allongée [aːː] et/ou répétée entre chaque mot du syntagme locatif.

Nē-vētbē vōyō en tō {a antan} {a le-lo siok en}.
Il y a deux bouteilles là-dessous, à l'intérieur de la pirogue.

Kēy tig tō a apwo a– na-mya bē liwo en!
Ils étaient en fait juchés sur l’anguille géante!

Ne-leg {a lō-qōn̄ tēvēlēm an̄qōn̄ en}.
⟨locatif prédicatif⟩ Le mariage [aura lieu] vendredi soir.
a-3   pf. préfixe non productif, présent sur de nombreux toponymes et locatifs spatiaux.

Apnōlap
Vanua Lava

Agō
Gaua

Aqke
l'îlot Qakea

Aya
l'îlot Ra

Aplōw
Valuwa, Volow

alge
en haut, dans le ciel

antan
en bas, par terre

ale
sur la plage

am̄ag
devant, avant, autrefois

atgiy
derrière, après

anoy
hier

aqyig
plus tôt aujourd'hui
a nu-su  expr. (cour) ⦗après verbe V⦘ litt. “qui est petit” : (faire V) en faible quantité, pas longtemps, un peu. Restrictif pour les verbes.

su [1]

Syn : tusu

Nok mitiy ēwē a nu-su.
Je vais juste dormir un peu. [litt. dormir qui est petit]

Nēk in ēwē a nu-su!
Contente-toi d'en boire une gorgée [litt. tu bois juste qui est petit].
a so  conj. tel que….

so [2D]

a so

aa  [] intj. <Disc> Particule énonciative gén. placée après un déictique ou l'anaphorique en, partic. en fin de thème. Sert à souligner un processus anaphorique, en réclamant l'assentiment à l'interlocuteur: hein, tu vois (ce que je veux dire) ? n'est-ce pas ?.

Ēgnōn Jon, a Anē en aa ?
La femme de John, Annie, tu vois ?

Nēk van veteg N̄eye Mētēgtap ; van nen, van hag me Gilgeg Naqyēn̄ en aa ? Bas anen !
⟨noms de lieux⟩ Tu passes devant le Cap-de-la-Porte ; tu continues vers l'est, tu arrives au (lieu appelé) Coup-de-Massue, tu vois ? Eh ben c'est là.

N-et vitwag a– mi gēn gōh en aa, kē n-ēh laptō!
⟨conte de fantômes⟩ Mais cet humain qui est parmi nous, là, il est encore vivant !

Ba ne-leg a lō-qōn̄ tēvēlēm an̄qōn̄ en, aa? Tō la-yavēg, kōmyō m̄ōl lok me hiy no, aa?
Vous serez donc à un mariage vendredi soir, c'est ça ? Et le samedi, vous revenez me voir, n'est-ce pas ?
  [aˈɪ] loc. en, y, là. Adverbe anaphorique renvoyant à un référent non-humain, pour des fonctions syntaxiques obliques.

(1) là, y. Anaphorique de lieu (cf. préposition lE-).

No mal van te muk aē.
J'y suis déjà allé.

na-tamge a kōyō hag tō aē en
⟨en relative⟩ la natte sur laquelle ils sont tous deux assis [litt. la natte qu'ils y sont assis]

(2) en, avec. Anaphorique instrumental (cf. préposition mi). Rem. La tournure en tient lieu de verbe ‘utiliser’, qui n'existe pas: Nu-qul gōh, nok so suwsuw aē. |fe{Je vais utiliser cette lampe pendant ma douche [litt. je vais prendre ma douche avec]}.

Nēk so akteg aē?
Que veux-tu en faire?

No-wotva, am̄ag, kēy ha na-naw aē.
Les calebasses, autrefois, on s'en servait pour puiser de l'eau de mer.

nē-qētēnge a kēy mu-wuh tō no aē en
le bâton avec lequel on m'a frappé [bâton qu'on m'a frappé avec]

n-eh a kēy laklak aē en
la chanson sur laquelle ils sont en train de danser [chanson qu'ils dansent avec]

(3) en, pour cela. Anaphorique de cause (cf. préposition be-).

No m-ak sisgoy nu-qul, tō imam mo-boel aē.
J'ai fait tomber la lampe, ce qui a mis mon père en colère [litt. et papa s'en est fâché]

Na-ga ni-wuh nēk en, tō ni-qti-ge ni-m̄ōlm̄ōl aē.
Quand le kava t'enivre, tu as la tête qui tourne [à cause de cela].

(4) en, y. Utilisé pour divers compléments obliques. Si le complément oblique n'est pas anaphorique, il utilise les prépositions be-2 ou le-3.

Nitog dēmdēm van aē.
N'y pense pas trop.

Tita mal higoy kōmyō aē.
Maman vous l'a déjà interdit.

N-eh mal tenenen van aē.
La chanson y est bien adaptée (à la musique).

Yē ma-vatne nēk aē?
Qui te l'a enseigné [litt. qui t'a instruit de cela]?
  préd. être là; exister, il y a. Étym. Forme prédicative de l'adverbe anaphorique ‘y’. Prédicat invariable, incompatible avec marques TAM (sauf Accompli mal, et Prétérit ).

Ant : tateh ‘être absent; il n'y a pas’

(1) ⦗sujet défini⦘ être là, être présent à tel endroit.

Tan̄a so tita mino aē!
Heureusement que ma mère était là!

Kemem tit-se vēh te a so nēk aē.
Nous n'avons pas le droit de chanter en ta présence [litt. alors que tu y es].

(2) ⦗sujet indéfini⦘ il y a. Prédicat affirmatif d'existence.

Ne-nem aē Apnōlap.
Il y a des moustiques à Vanua-lava.

Na-lavēt liwo aē le-pnō.
Il y a une grande fête au village.

N-et aē hay en?
Il y a quelqu'un là-dedans?

No-yoy na-mu vitwag aē.
Il y a une nouvelle pour toi.

(3) (partic) ⦗syntagme possessif sujet⦘ litt. “le X de Y existe” : Y a X. Traduit le verbe “avoir”.

Inti-k aē.
J'ai des enfants.

Ēgnō-n mal aē.
Ça y est, elle a déjà un mari [litt. Son conjoint existe déjà].

Nē-bē na-ma-y aē?
Ont-ils de l'eau à boire? [litt. Leur eau existe?]

Mino aē tō, ba mal qelen̄.
⟨marquage TAM⟩ J'en avais un, mais je l'ai perdu.

(4) (partic) ⦗N aliénable + aē mi + qqn⦘ litt. “X existe avec Y” : Y a X. Traduit le verbe “avoir”, pour une possession soit temporaire (avoir avec soi) soit permanente (posséder).

Nē-sēm aē mi kē.
[De l'argent est avec lui] Il a de l'argent. (Il est riche)

[ Mota <°aía.  aiathere’. ]

ag  (n-ag) [naɣ] noun. <Bot> Pueraria sp..

[ POc *Rakavine, creeper’. ]

age   (n-age) [naɣɛ] noun. choseMrph. La forme avec article nage est tantôt découpée en n-age (d'où rad. age), tantôt en na-ge (d'où rad. ge). Ainsi, bE- + age donne be-ge ‘pour la chose’, etc

(1) chose, truc, machin: objet concret et spécifique (opp. na-hap, chose indéfinie).

na-ln̄e age nen
le bruit de ce truc

Kēy ne-mlēmlēg qe so n-age gēn.
Ils sont noirs comme ce machin, là (micro).

N-age nen te-myin̄ vēh te nēk.
Cet objet (bijou) ne te servira à rien.

(2) ⦗+nom d'action⦘ forme les périphrases de certains instruments, surtout modernes.

n-age kaykay
[objet à décocher] sagaie, flèche (périphrase pour na-qtag)

(3) animal. Pour traduire ‘animal’, il n'existe pas de terme plus spécifique que ‘chose’ (age, hap).

Kē so et van qele kē : n-age vitwag tig tō metehal nen.
Il lève les yeux: il y avait là un animal [litt. une chose], dressé au milieu du chemin.

Wun n-age gōs kē a ni-wsewseg n-et en!
C'est donc cet animal [cette chose] qui faisait des ravages parmi les hommes!

(4) chose abstraite, activité, idée.

Syn : dēmdēm

n-age te-

Ino no m-etsas van a n-age a kēy gagaleg van la-halgoy en.
Moi, j'ai vu tout ce qui se passe [litt. les choses qu'ils font] dans les sociétés secrètes.

Ba n-age vitwag ēwē so nok so vap van hiy nēk.
Il y a juste une chose que je voudrais te dire.
age   intransitive verb. (rare) ⦗en protase de conditionnelle⦘ faire quoi, faire quoi que ce soit.

akteg ‘faire quoi (vb. interrogatif)’

Nēk wo m-age bah, nēk van gengen.
Quand tu auras fini de ‘choser’ (de faire ce que tu fais), tu iras manger.

Nēk so m-age, nitog vavasem na-halgoy en.
Quoi qu'il arrive [litt. tu peux ‘choser’, mais…], ne révèle pas notre secret.

[ Cfi-ge. ]

agōh  [aɣʊh] dx. ici, ceci, voici. Déictique de premier degré, référant à l'action, les paroles ou les pensées du locuteur (opp. anen). La forme conclusive agōh est employée uniquement en fin d'énoncé assertif ou exclamatif (opp. gōh partout ailleurs).

Kē agōh!
Il est ici.

Ithik so ni-leg lō-wōl agōh.
Mon frère doit se marier ce mois-ci.

Na-han William agōh.
Ceci (que je chante) c'est la chanson de William.
ak  [ak] transitive verb. (†) faire.

Syn. relevé : galeg

(1) (concret) fabriquer, réaliser ‹qqch›.

ak n-ēm̄
construire une maison

ak ni-hintōy
confectionner un balai

ak ni-siok
tailler une pirogue

ak n-ep
faire un feu

(2) (abstr) faire, susciter, mettre en œuvre.

ak na-laklak
se livrer à la danse

ak nō-sōq
mettre en œuvre la cérémonie d'initiation

N-ih namuk kē ni-ak na-may, kē ni-ak ne-mes.
Mon arc (magique) est capable de créer la famine ou l'abondance.

Dō ak qele ave?
Comment allons-nous faire?

Kēy tit-ak se vēhte na-hap.
Ils ne pouvaient rien faire d'autre.

(3) se faire ‹un ami+› (de qqn, hiy); traiter qqn comme ‹tel ou tel›. Rem. Pour les relations de parenté, on emploie soit la tournure en ak, soit le verbe directement dérivé du nom de parenté. Ex. No m-ak tita mino hiy kē. Nok tita kē. [‘Je la mère’] Je la considère comme ma mère.

No m-ak ipluk hiy kē.
Je m'en suis fait un ami [litt. j'ai fait mon ami de lui].

(4) ⟨plante⟩  présenter tel ou tel stade de croissance, produire ‹qqch›.

Ne-vey mal ak na-tawhēn.
L'hibiscus a déjà [fait] ses fleurs.

Na-mtig m-ak n-ēwan a na-m̄adeg.
Le cocotier a produit beaucoup de fruits.

(5) ⟨qqch⟩  survenir, arriver à ‹qqn›.

Na-hap m-ak nēk?
Qu'est-ce qui t'arrive [litt. qu'est-ce qui te fait]?

E ! Na-hapqiyig m-ak tamayge kē !
Eh! Il est en train d'arriver quelque chose au vieux!

(6) (d'où) ⟨état physique ou mental⟩  affecter ‹qqn›, être éprouvé par: forme les énoncés renvoyant à des sensations physiques ou mentales, des maladies. Rem. Seul emploi où ak est compatible avec le Statif (n-ak).

Syn : galeg

Syn : qal

No-momyiy m-ak no.
J'ai froid.

Na-mahē-sew m-ak no.
J'ai chaud.

Na-maygay n-ak no a n-ak no!
Je meurs de faim [litt. la faim me fait, me fait]!

Na-matheg bē et-ak te nēk?
Tu n'as pas soif [litt. l'envie d'eau ne te fait pas]?

Na-matmayge et-ak qete no.
Je n'ai pas encore sommeil [litt. le sommeil ne me fait pas encore].

Na-m̄ya ni-ak kē a hiywē!
Il se mit à rire aux éclats [litt. le rire le fit vraiment].

(7) ⦗+ /qe so + Prop⦘ faire comme si; faire en sorte que.

Gēn ak so kēy tog yon̄yon̄teg.
Faisons en sorte qu'ils n'entendent pas.

Nok van soksok hap me, tō ak tō vētmahē ni-qōn̄, mahē ni-myen.
⟨mythe⟩ Je vais chercher quelque chose, pour créer la nuit et le jour [litt. faire qu'il fasse nuit, qu'il fasse jour].

(8) ⦗+ verbe V2⦘ structure causative neutre: rendre ‹qqn› V2, faire ‹qqn› V2. Rem. Si possible, on précise la nature de l'action V1 à l'aide d'un verbe plus spécifique que ak: ex. bōl madamdaw [tēm sisgoy [pousser tomber] ‘faire tomber qqn en le poussant.

ak madamdaw
[faire mou] rendre mou, ramollir qqch

ak magaysēn*
rendre triste, faire du mal à qqn

ak wē
[faire qqn se sentir bien] faire du bien, remercier qqn

ak hethet
[faire mauvais] abîmer, gâcher

ak sisgoy
faire tomber

ak ten̄ten̄
faire pleurer

ak togyon̄
faire taire

ak boel
[faire qqn s'irriter] mettre en colère

ak monog
[faire qqch cuit] cuire qqch

ak metewot
[faire qqn blessé] blesser qqn

ak neneh
[faire délicieux] sucrer
ak goy  [ak ɣɔj] transitive verb.

(1) litt. “agir pour-empêcher” : poser un interdit sur ‹qqch, qqn, qq part›, le consacrer comme sa propriété privée.

Syn : tōqō

ak goy na-mtig
marquer des cocotiers comme étant sa propriété (en y accrochant certaines feuilles symboliques)

(2) (partic) faire des fiançailles, réserver ‹une femme› comme sa future épouse, pour soi-même ou pour son fils.

Syn : hoghog goy

ak goy na-lqōvēn
se fiancer avec une femme, se la réserver (en offrant des présents à ses parents)
ak magaysēn  transitive verb. litt. “faire triste” : faire du tort à ‹qqn›, attrister, gêner, nuire à ‹qqn›.

Kēy mu-su ak magaysēn no.
Ils m'ont quand même causé du tort.

Bulsal mino, tog ak magaysēn no!
Eh l'ami, ne me fais pas de mal!

Tog ak magaysēn nēk!
⟨formule de politesse, tournure réfléchie⟩ Ne te donne pas de mal (pour moi).
ak monog  transitive verb. litt. “faire cuit” : faire cuire ‹qqch›.

m[o]nog [B]

qan̄yis ‘cuire à l'étouffée’

ak m̄adeg  transitive verb. ⦗tournure réfléchie⦘ litt. “se rendre nombreux (??)” : se ridiculiser en public; agir de façon éhontée. Tournure sémantiquement opaque.

m̄adeg

Tshuy! Ak m̄adeg nēk!
Hé ho! Tu devrais avoir honte (de ce que tu viens de dire)!

Kē m-ak m̄adeg kē a hēywē.
Il s'est vraiment ridiculisé.
ak sewsew  ~ galeg sewsew  transitive verb.

sew [C]

No-hohole nōnōm m-ak sewsew no.
ak togyon̄  transitive verb. faire taire, imposer le silence à ‹qqn› ; spéc. calmer ‹un enfant› qui pleure.

Etgoy nētm̄ey en, ak togyon̄ kē !
Occupe-toi du bébé, fais-le taire (fais-le cesser de pleurer).
ak valakas  transitive verb. litt. “rendre magnifique” : décorer, ornementer, enjoliver ‹endroit, maison+›.

v[a]lakas [A]

Syn : hēgēl

akē  [akɪ] ptc. ⦗en début de proposition principale⦘ Présente l'énoncé comme une révélation, ou comme la réponse inattendue à un questionnement présent dans le contexte: d'où ‘en fait’, ‘eh bien en vérité’, ‘en réalité c'est que…’.

wele wo

Gēn a etet higap gēn a le-pnō agōh, akē no-qo kuykuy vitwag aē tege kē!
(Nous nous demandons pourquoi) les gens disparaissent de notre village: eh bien en réalité c'est qu'il y a par ici un cochon géant!

Nok soksok e intik gēn! Akē nēk me-lep tō kē?
J'étais justement en train de chercher mon bébé! En fait c'était toi qui l'avais pris?

Qele ave? – Ooh ! Akē ne-men. Ne-men liwo.
Alors, qu'est-ce que c'était? – Eh bien en fait, c'est un oiseau. Un immense oiseau.

Akē na-wyēt!
Ça alors! En fait c'était une pieuvre!

Akē ino!
En vérité c'était moi!
akmēhteg   [akmɪhtɛɣ] intransitive verb. (‡) se mettre ou être en colère.

Syn. familier : boel

Ige m̄alm̄al me gōh kēy n-akmēhteg towoyig.
Les filles ici elles se fâchent pour un rien.
akmēhteg   transitive verb. être en colère contre, en vouloir à ‹qqn›; prendre ombrage de, être vexé par ‹qqn›.

Nitog akmēhteg no!
Ne m'en veux pas!

akteg  [aktɛɣ] -.

(1) verbe ou adjectif interrogatif: faire quoi? être comment?. Synt. Peut être transitif: ex. Kēy m-akteg nēk? Qu'est-ce qu'ils t'ont fait?

Nēk akteg?
[tu fais-quoi?] Qu'est-ce que tu fais?

Nēk so akteg?
[tu vas faire-quoi?] Qu'est-ce que tu veux faire?

Kēy van me gōh so akteg?
Ils viennent ici pour quoi faire?

Na-mtek n-akteg qiyig?
[mes yeux font-quoi donc?] Qu'est-ce qui arrive donc à mes yeux?

Am̄ag, kēy leplep se na-tamge so heyhey la-taybey, si akteg se?
⟨en coda⟩ Autrefois, on utilisait aussi les nattes comme vêtements, par exemple. [litt. …pour s'habiller, ou pour faire-quoi encore?]

Kē ne-kleklen, si n-akteg?
[il est bigarré, ou bien il est-comment?] Il est ‘bigarré’, si je puis dire.

(2) ⦗sans sujet⦘ que se passe-t-il? qu'arrive-t-il?. Synt. Peut être transitif: ex. M-akteg nēk? Qu'est-ce qui t'arrive?.

No-yoy het! – M-akteg?
Mauvaise nouvelle! – Qu'est-ce qui se passe?

Nēk so vasem lō qēt van so na-hap ni-akakteg geh.
Tu dois me raconter chaque chose qui se passe.

[ Cfak. ]

akvisileg  [akβisilɛɣ] transitive verb. exclure <qqn> d'un groupe ou d'une activité, bannir, ostraciser.

Kimi tog akvisileg no, nok so dam kimi!
Ne me laissez pas tomber, je veux venir avec nous!

Gēn tog akvisileg kē den ni-siseg nongēn.
Ne l'excluons pas de notre jeu.
ale   [alɛ] loc. au bord de mer, sur la côte, vue depuis l'intérieur des terres. Associé au directionnel yow ‘vers l'extérieur’.

Ant : hēyēt

vēthiyle ‘sur la plage’

le-naw ‘à la mer’

aslil ‘vers la côte, vue depuis la mer’

Nok so van yow ale.
Je vais là-bas au bord de mer.

Kē mi-gityak lō n̄a ale ōk.
Il courait du côté de la plage, là-bas.

Talōw le-mtap, kem del qēt ale.
Demain matin, nous irons tous sur la côte.
ale   (n-ale) noun. (rare) la côte, le littoral (en tant que repère spatial).

le [2]

[ PNCV *lausea, shore’. POc *laur. ]

alge  [alɣɛ] loc.

(1) en haut, au-dessus. Adverbe locatif statique, désignant un lieu situé “en haut” dans un contexte donné.

Ant : antan

hag ‘vers le haut’

apwo~ ‘au-dessus’

No-qon kē no-togtog a la-bak alge.
Cette colombe vivait en haut d'un banian.

Na-pnō nonon alge a Wulsi Mitimtiy en.
Sa maison se trouve là-haut, sur la montagne Wulsi Mitimtiy.

(2) (spéc) dans le ciel, dans les airs.

tōk ‘ciel’

Kōyō damti antan, ne-men ni-gapgap alge.
Et alors qu'ils le poursuivaient au sol, l'oiseau s'envola soudain dans les airs.

na-baklap gapgap alge
avion [litt. bateau qui vole dans le ciel]

Iqet ni-lep na-mavin en, ba kē ni-tep hag alge en.
⟨mythe de la nuit⟩ À l'aide d'une obsidienne, Iqet se mit à déchirer la voûte céleste.

[ Cf<°á-lakáu. Mota l[e]ge. PNCV lagauto pass, cross over’.  *lakaucross over’. ]

alkēt  (n-alkēt) [nalkɪt] noun. <Zool> crocodile marin. Crocodylus porosus. ◈ Un crocodile vorace est signalé, depuis plusieurs décennies, dans l'île voisine de Vanua Lava (Apnōlap).

ve

[ Angl. alligator. ]

alveg  [alβɛɣ] transitive verb. saluer ‹qqn› d'un geste de la main, la paume dirigée vers le bas; spéc. faire un geste pour inviter ‹qqn› à s'approcher.

Alalveg no mi na-han̄kesip qagqag
⟨chanson⟩ (Tu) me salues avec ton mouchoir blanc

[ Mota alovag. PNCV *ʔalo-vi. POc *qalo(p). ]

ami  [ami] ~ atmi ~   pp. pronom jussif pluriel: ‘vous’ + injonction.

kimi

Ami van me!
Venez par ici!

Atmi togtogyon̄, yēhē!
Taisez-vous, les gars!
amo  (°n-amo) [namɔ] noun. météore, étoile filante.

Syn : ni-vit vanvan

[ Mota m̄ao. ]

amta~  [amta] pp. 3sg : amtan 3pl : amtay (‡) ⦗sujet du prédicat déclaratif wopronom déclaratif de troisième personne: ‘il/elle’, en tant que personne qui parle. Variante littéraire de en récit, dans le cadre du discours rapporté.

Amtan wo “Itōk.”
“D'accord”, déclara-t-il.
amtēl  [amtɪl] ~ atmētēl ~   pp. pronom jussif triel: ‘vous trois’ + injonction.

Amtēl mitiy qōtō!
(Vous trois) reposez-vous un instant.
amyō  [amjʊ] ~ atmōyō ~   pp. pronom jussif duel: ‘vous deux’ + injonction.

kōmyō

Sōwlē, atmōyō yem!
Allez (vous deux), grimpez!
am̄ag  [aŋ​͡mʷaɣ] loc.

Ant : atgiy

(1) ⦗emploi spatial⦘ devant, situé à l'avant.

m̄ag

Kōyō van hay me, John am̄ag, ba imam atgiy.
Tous les deux se mirent en chemin, John devant, son père derrière.

(2) ⦗emploi temporel⦘ en premier, avant les autres.

no-totgal mey am̄ag en
la première photo

No am̄ag!
Moi d'abord!

Nok suwyeg nō-bōl, et tog so iyē te-lep am̄ag.
Je vais jeter le ballon, voyons voir qui l'attrapera en premier.

(3) auparavant, avant (que, den).

ni-vidio mey am̄ag
le film précédent

am̄ag den nēk so van me
avant que tu ne viennes

Am̄ag den kē ni-mat, nēk so van et kē.
Avant qu'elle ne rende l'âme, il faut que tu ailles la voir.

(4) jadis, autrefois.

Kē m-empi tō am̄ag.
Il a été député, dans le temps.

Am̄ag, ige et-matmat te.
Autrefois, les hommes ne mouraient pas.

Am̄ag kēy totot lēt mi na-lke.
Jadis, on taillait le bois avec une hache de pierre.

Tog tog me am̄ag…
Il était une fois…

[ Mota a-m̄oa. PNCV *muʔabefore, in front, first’. POc *muqa. ]

am̄e   (n-am̄e) [naŋ​͡mʷɛ] n.dép. ⦗suivi d'un radical nominal⦘ qui se trouve avant ou devant.

(1) premier (dans le temps).

Syn : totogyeg

Kē n-am̄e et a kē ma-vay kal lō-wōl.
C'est lui le premier homme qui a marché sur la lune.

(2) principal, central, typique, fondamental.

Syn : tiy

Mey nōk, n-am̄e nan aē.
Il en existe une vraie version.

N-am̄e bele tapēva nongēn anen a na-tamge en.
La natte (de pandanus), c'est le cadeau parfait / typique chez nous.

Ni-tiy am̄e mōyōs non ige to-M̄otlap en, nē-bē.
Le besoin prioritaire des habitants de Motalava, c'est l'eau.

(3) spécial, spécifique.

Syn : tiy

n-am̄e ēm̄ ba-laklak
une maison spéciale pour danser

n-am̄e bē b-inin
de l'eau réservée à la boisson

(4) excellent, supérieur.

Ōōy ! N-am̄e eh nōk!
Eh! Excellente, cette chanson!

N-am̄e et ēanen!
Voilà quelqu'un de bien!
am̄e   (n-am̄e) excl. (fam) excellent, super. Exclamation à la mode en 2005.

Syn : namnan

Ni-vidio en, n-am̄e nowmat!
Ce film est vraiment génial!

[ Mota <°á-m̄oá-i. Cf. Mtp m̄oa-ifirst, foremost, principal’.  am̄ag. ]

anen  [anɛn] dx. là, ça, voilà. Déictique de deuxième degré, référant à l'action, les paroles ou les pensées de l'interlocuteur (opp. agōh). La forme conclusive anen est employée uniquement en fin d'énoncé assertif ou exclamatif (opp. nen partout ailleurs).

Anen! Kē anen!
Oui, c'est ça! (c'est exactement comme tu dis)

N-ēm̄ non tētek anen.
Ça (dont tu parles), c'est la maison de ma cousine.

Tita vatag me anen!
Tiens, voilà maman qui arrive (vers toi/pour toi).
anēyēh  [anɪjɪh] loc.

(1) avant-hier.

anoy ‘hier’

(2) l'autre jour, l'autre fois. Renvoie à une date relativement récente, mais pouvant remonter jusqu'à plusieurs années dans le passé.

Anēyēh an̄qōn̄, no-qoyqoy mino so no m-etsas nēk.
⟨chanson⟩ L'autre nuit, j'ai rêvé de toi.

Mey nen, anēyēh ēwē !
C'est beaucoup plus récent que cela [c'était juste l'autre jour].

[ Mota anarisa. POc *[qa-]na-waʀisaday before yesterday’. Cf. Mtp *waʀisatwo days from today’.  ōyēh. ]

anoy  [anɔj] loc. hier.

No m-et tō kē anoy lemyēpyep.
Je l'ai vue hier soir.

[ Mota <°ˌa-na-ˈnora. POc ananora.  *qa-na-ñoʀap. ]

an̄ēh  [aŋɪh] -. quand, à quel moment. Interroge sur le passé (opp. n̄ēh ‘quand futur’).

Nēk ma-van tō me an̄ēh?
Quand est-ce que tu es arrivé?
an̄qōn̄   [aŋk​͡pʷʊŋ] loc.

qōn̄

(1) la nuit, le soir: durant la nuit, considérée comme repère temporel.

An̄qōn̄, kōyō van laklak.
La nuit, ils avaient l'habitude d'aller danser.

Qiyig an̄qōn̄, gēn qan̄qan̄yis ; talōw le-mtap e, gēn van.
Ce soir, nous préparons à manger ; demain matin, nous nous mettrons en route.

Ne-leg a lō-qōn̄ tēvēlēm an̄qōn̄.
Il y aura une fête de mariage vendredi soir.

An̄qōn̄ nan hōw nen, kē ni-van lok me.
La nuit suivante, il revint.

(2) (spéc) la dernière nuit passée, d'où hier soir. Rem. Le mot anoy correspond exclusivement à “hier dans la journée”, et ne peut pas désigner un moment dans la dernière soirée. La tournure an̄qōn̄ anoy (hier, la nuit) est rare.

Nēk ma-van tō ave an̄qōn̄?
Où es-tu allé hier soir ?

Nok van me an̄qōn̄ so gēn so kaka : kimi tateh.
Je suis venu cette nuit pour discuter avec vous, et vous n'étiez pas là.

Imam, no mo-qoyqoy an̄qōn̄ kē, na-m̄alm̄al ma-van me.
⟨avec déictique Père, cette nuit j'ai rêvé qu'une fille venait à moi.
an̄qōn̄   (n-an̄qōn̄) noun. (rare) nuitée, nuit. S'emploie plutôt pour compter les nuitées, quand la tournure usuelle (par journées, nō-qōn̄) ne convient pas.

vel-an̄qōn̄
chaque nuit
an̄qōn̄ nēwē  intj. (cour) litt. “la nuit c'est bien” : bonne nuit ! – prononcé en se quittant le soir; par_ext. au revoir, adieu – prononcé en se quittant, quelle que soit la circonstance, lorsqu'on pense ne pas se revoir dans la même journée. Lorsqu'on accueille qqn le soir, on le saluera en disant le-myēpyep nēwē bonsoir.

an̄qōn̄ [A]

Ant : lemtap nēwē ‘bonjour’

apol  (n-apol) [napɔl] noun. <Bot> pomme européenne.

n-ēwe apol
une pomme

nō-tōti apol
un pommier
apwo~  [apwɔ] -.

(1) au-dessus de ‹qqch›.

(2) (fig) qui dépend de, soumis à la décision de ‹qqn›; incombant à.

Dō so van? – Apwē !
On y va ? – Comme tu veux ! [c'est sur toi]

Apwondō ēwē!
Ça ne dépend que de nous deux ! [c'est sur nous seulement]

Kamyō so van, ba apwēk ēwē.
Lui et moi on aurait dû y aller, mais cela dépendait de moi (i.e. mais je n'ai pas voulu).

[ PNCV <°ˌa-βaˈwo. POc *vavo.  *papoabove’. ]

aqyig  [ak​͡pʷjiɣ] loc. : aujourd'hui. Désigne la partie déjà écoulée de la journée, l'aujourd'hui passé (opp. qiyig, aujourd'hui futur).

a-2 + q[i]yig.

at  [at] intransitive verb. tourner son regard ou pencher son visage dans telle direction. La direction est généralement indiquée par un adjoint et/ou un directionnel spatial.

et ‘regarder’

at yak

at kal

at tēqēl

at taqlun̄

at lō

at kēlē

Kēy atat goy meh!
Ils gênent trop, à se pencher comme ça!

Ququy goy galgalsi nē-bē den na-tmat, veg kēy tiple atat aē, kēy tiple in.
Fais bien attention de protéger l'eau des démons, de peur qu'ils ne se penchent dessus pour la boire.

[ Mota ateturn the face, direct the look’. ]

at kal  intransitive verb. diriger son regard ou son visage vers le haut.

at

Kē ni-at kal hag le-tō en: ne-men liwo.
Elle leva les yeux vers la montagne (et vit) un immense oiseau.
at kēlē  intransitive verb. se retourner pour regarder en arrière, regarder par-dessus son épaule.

at

at lō  intransitive verb. sortir la tête, jeter un coup d'œil dehors; fig. apparaître, poindre à l'horizon.

at

yay

kal lō

At lō meteēm̄, wo “Ey ! Lemtap nēwē nēk !”
Sortant la tête par la porte, il s'écria “Hé! Bonjour, toi!”

E– misin te, ni-siok vitwag ni-at lō.
Peu après, un navire apparut à l'horizon.
at taqlun̄  intransitive verb. baisser les yeux, ex. par pudeur ou par honte.

at

Ige lōqōvēn e kēy at taqlun̄ den kē.
Les femmes détournaient leur regard de lui (troublées par son charme).
at tēqēl  intransitive verb. diriger son regard ou son visage vers le bas.

at

Tuwuh n-ih namun, tō at tēqēl hōw lē-vētan tō kay ēgēn.
Il bande son arc, fixe le sol du regard, et y décoche sa flèche.

Kēytēl at tēqēl hōw lē-vētan en, yon̄teg, tateh.
Tous les trois posèrent (l'oreille) sur le sol pour écouter, mais n'entendirent rien.
at yak  intransitive verb. lever la tête (alors qu'elle était au repos) pour regarder dans telle direction.

at

At yak tog yow gēn, nēk et ?
Lève donc la tête de ce côté-là, tu vois?

Kē ni-at yak me hiy kēy: “M-akteg?”
Il leva les yeux vers eux: “Que se passe-t-il donc?”
ate  [atɛ] ptc. :

(1) ⦗en début de prédicat⦘ litt. “regarde (at) là (e)” : présentatif, accompagnant la référence déictique: X que voici.

Ate kēy goy vētgi vatag me anen.
Les voici précisément qui s'approchent en foule.

Nēk n-ēglal na-pnō su a ate hag tō hay agōh ?
Tu connais l'îlot que voici, côté ouest?

(2) (spéc) suggère une coïncidence entre la référence déictique et le contexte du discours: d'où (voilà) justement, précisément.

Syn : ete

Ipluk gōh kē no-togtog namun a ate le-pnō a nēk me-leg aē en.
Cet ami habite précisément au village où tu t'es marié.

“Takle ingon” ate agōh.
Le mois d'août, c'est justement maintenant.

at + e.

atgiy  [atɣij] loc.

Ant : am̄ag

(1) ⦗emploi spatial⦘ derrière.

Imam nonon ni-haw am̄ag, kē ni-haw atgiy.
Son père dansait devant, et lui dansait derrière.

(2) ⦗emploi temporel⦘ après, plus tard.

Na-haphap non ige qagqag qoyo van tō me atgiy.
Les objets des Blancs ne sont arrivés que bien plus tard.

[ PNCV, POc <°á-taɣúru.  *takuʀus.o.'s back’. ]

atmētēl  [atmɪtɪl] pp. pronom jussif triel, variante libre de amtēl.
atmi  [atmi] pp. pronom jussif pluriel, variante libre de ami.
atmōyō  [atmʊjʊ] pp. pronom jussif duel, variante libre de amyō.
ave   [aβɛ] -.

(1) où ? Interrogatif de lieu. Mrph. La combinaison avec l'ablatif tE- est irrégulière: tive ‘d'où’: Nēk n-age tive ? Tu es originaire d'où ?

tive

(2) (rare) quel nom (pour un lieu).

qele ave

mey ave

Nu-wutwut gōh, ave ?
Cette montagne ici, comment s'appelle-t-elle ? [litt. où est-elle ?]
ave   loc. quelque part ; où que ce soit. Adverbe de lieu, indéfini non-spécifique (opp. ave-qiyig ‘quelque part’ indéfini spécifique).

[ PNCV *vea. POc *pea. ]

ayme  (°n-ayme) [najmɛ] noun. <Pois> Chirurgien à Lignes bleues, poisson récifal. Acanthurus lineatus. ◈ Mrph. La forme avec article nayme est tantôt découpée en n-ayme (d'où rad. ayme), tantôt en na-yme (d'où rad. yme)

[ Mota aromea. ]

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