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A dictionary of Mwotlap (Banks Is., Vanuatu)
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Mtp–Fr–Eng

Mtp–Eng–Fr

Mtp–Fr

Tea–Eng–Fr

Tea–Eng

mwotlap dictionary
Index s
s[a]gay
sagyet
saklō
sal
sal goy
salak-1
s[a]lak2
salak-yō
saltam̄ey
saltam̄ey lawlaw
saltam̄ey qagqag
salwolwol
sam
samsam
s[a]m̄alA
s[a]n̄an
saq
sas1
sas2
sas3
se1
se2
se3A
se3B
se lō
se m̄ēt
se yak
s[e]key
s[e]leslen̄
s[e]n̄ey
ses
sewA
sewB
sewC
sey1A
sey1B
sey2
sey3A
sey3B
seyap
s[e]yew
seylō
sēg
so nethap
s{i}lat
s{i}latēmē
s{i}men
sēm1
sēmsēmteg wōm̄ēl
sēmteg
s[ē]n̄ēt2
sēsē
sēsēywum
sēysal
si
s[i]di~
s[i]gig
sil1
sil2A
sil2B
sil3
sili
siok
sis1
sis2
sis3
sis4A
sis4B
sis den
sis mete~
sis mete qo
siseg
sisegB
sisegC
sisegD
sisgoy
sisivi
sisiyA
sisiyB
sisqet
sisqet (a)gōh
s[i]yip
so1
so2A
so2B
so2C
so2D
so2E
so tateh
so (ni-)
sok
sokB
soldun̄
s[o]lotegA
s[o]lotegB
solyak
son̄wul
soso
sosol
sosol
sosowolō
sotel
sowo
soy
s{i}to
s[ō]bōy
sōl
sōlsōlA
sōlsōlB
sōn̄teg
sōsōn̄teg
sōwlē
sōwō1
s[ō]wō~2
sōyteg
strin̄
su1
su2
suk
s[u]kul
sumsum
susuA
susuB
susuy
suvay-
suw
suwA
suwB
suw met
suwsuwA
suwsuwB
s[u]wuy
suwyeg
s[a]gay  [saɣaj] transitive verb. démonter ou détruire ‹maison+›.

Na-tvēlgapye en, so vētgiy ēwē bi-wik vitwag, tō sagay lok se ēgēn.
Un abri comme ça, on ne le dresse que pour une semaine, avant de le redémonter.
sagyet  [saɣjɛt] adj. ⟨eau⟩ ⟨mer⟩  peu profond.

Ant : qōqō ‘profond’

tēm lō ni-siok den mahē sagyet
[pousser-sortir la pirogue de l'endroit peu-profond] pousser la p. hors des hauts-fonds

[ Mota saqereta. ]

saklō  [saklʊ] intransitive verb. ⟨poisson+⟩  émerger, apparaître à la surface.

Nē-kē ma-saksaklō.
Les dauphins apparaissent à la surface.

Na-gap ma-saklō den na-qyan̄ nonon.
Le crabe émerge de son trou.
sal  [sal] transitive verb. placer

sal goy

sal goy  transitive verb. poser un interdit sur ‹qqn, qqch, qqpart›, le consacrer comme sa propriété privée ; partic. en apposant (sal) sur cet objet une feuille sacrée: ne-m̄el, na-sas.

sal

salak-1   [salak] pf. (rare) ⦗suivi de radical numéral⦘ d'un coup, à la fois. La combinaison {salak + radical numéral} constitue une variante libre du numéral seul (préfixé en vĒ-): ex. n-et |fr{salak-vet} = n-et |fr{vēvet} ‘quatre personnes’

bul

salak-yō

n-et salak-yō
⟨en épithète⟩ deux personnes (en même temps)

Kēytēl salak-tēl.
⟨en prédicat⟩ [ils sont trois à la fois] Ils sont au nombre de trois.

Nēk me-lep nō-mōmō? – Salak-vet!
Tu as attrapé du poisson? – Quatre (d'un coup)!

[ Cf. Mota sorakoat a time’. ]

s[a]lak2   [salak] adj.

Ant : maymay

(1) ⟨élastique+⟩  lâche, relâché, détendu: qui a perdu sa tension ou son élasticité.

Sowo ne-slak, sowo et-salak te, ba nēk mal yoweg.
Que le fil soit lâche ou bien tendu, dans tous les cas on appelle ça ‘tendre un fil’ (yoweg).

(2) ⟨qqn⟩  mou, sans vigueur.

Syn : mōy

[ Angl. slack. ]

salak-yō  adv. par deux, en binôme.

salak- [1]

vōvōyō ‘deux par deux’

hag salak-yō
assis deux par deux
saltam̄ey  [saltaŋ​͡mʷɛj] noun. <Bot> nom d'une plante (Labiée). Coleus spp.

[ Mota tatam̄eraColeus, Moreton Bay nettle’. ]

saltam̄ey lawlaw  noun. variété à feuilles rouges.
saltam̄ey qagqag  noun. variété blanche.
salwolwol  (na-salwolwol) [nasalwɔlwɔl] noun. <Archi> litt. “posé (sal) en travers (wolwol)” : entrait: poutre horizontale surplombant la porte (na-mtēgtap), posée sur les piliers angulaires (na-han̄) de la maison, sur chacune des façades. Les deux entraits forment un rectangle horizontal avec les sablières principales (no-soso), qu'ils soutiennent. Du milieu de chaque entrait, s'élèvent un semi-poteau vertical (na-han̄-m̄ēt) et un lien de faîtage diagonal (ni-hyi~), lesquels soutiennent le faîte du toit (nē-qēthō-n).

Sal kal na-salwolwol hag la-han̄, tō lēgteg.
On pose l'entrait sur les piliers, puis on l'attache.
sam  (na-sam) [nasam] noun. flotteur, balancier de la pirogue (n-ok, ni-siok). Le flotteur est attaché à la coque à l'aide de trois ou quatre longues perches (nē-wtē); ces dernières sont fixées au flotteur avec des chevilles en bois (nē-mtot, cf. mētot).

n-ok gamgam a na-sam tēvēlyō
voilier à double balancier

Na-sam ne siok nonon Qasvay e kē ma-qal goy lē-n̄ēlmet.
Le balancier de la pirogue de Qasvay s'est coincé sur les récifs.

[ PNCV *zama. POc *saman. ]

samsam  (na-samsam) [nasamsam] noun. <Pois> “Sergent à tache noire”, poisson récifal. Abudefduf sordidus.

s[a]m̄al   (na-sm̄al) [nasŋ​͡mʷal] noun. pluie

Syn : sen̄ey

Na-sm̄al!
[La pluie!] Il se met à pleuvoir!

(2) ⟨pluie na-sm̄al tomber, pleuvoir.

Na-sm̄al mal sam̄al bah.
Il ne pleut plus.

[ Cf. Maewo saŋwalewet’. ]

s[a]n̄an  (na-sn̄an) [nasŋan] noun. <Bot> forme de pomme de terre sauvage.

bomdete

saq  [sak​͡pʷ] adj. pourri

(1) ⟨fruit⟩  qui a dépassé le stade comestible (men ‘mûr’).

Na-ptel ni-menmen yeghuquy, ne-qet ni-saqsaq ēwē.
Les bananiers mûrissent en abondance, et le taro (est tellement abondant qu'il) pourrit sur pied!

(2) pourri, moisi.

Tog suwsuwyeg na-plastik, veg kē et-saqsaq te.
Il ne faut pas jeter le plastique, car ça ne pourrit pas (ce n'est pas biodégradable).

(3) (fig) ⟨objet⟩  détérioré, inutilisable, vieux.

sosol

lolos ‘faible, abîmé’

het ‘en mauvais état’

N-ēm̄ nōnōm na-saq a na-saq!
Ta maison est toute pourrie!

Nē-plēn gōh mal saq.
Cet avion est déjà vieux, il est tout pourri.

[ Mota saqoburn with heat’. ]

sas1   [sas] adv. ⦗après verbe V⦘ (faire V) en sorte qu'on trouve ‹qqch›; trouver ‹qqch› alors que l'on est en train de faire V.

eksas ‘trouver’

sok sas
[chercher-trouver] trouver qqch au cours d'une recherche

dēm sas
[penser-trouver] trouver qqch par la pensée, se souvenir

tan̄ sas
[tâter-trouver] trouver qqch en tâtonnant

gen sas
[manger-trouver] trouver qqch dans son repas

van sas
[marcher-trouver] trouver qqch en marchant

tog sas
[demeurer-trouver] trouver qqch au cours de sa vie; euph. avoir un enfant

wak sas
[ouvrir-trouver] trouver qqch en ouvrant (la porte+)

et sas
[voir-trouver] trouver qqch par le regard, trouver, apercevoir (cf. eksas, ekas)

No mō-m̄ōkheg sas nō-mōkhe hapqiyig vēn̄.
(En respirant) j'ai senti une odeur de brûlé.

No mo-yon̄teg sas na-he a l-eh vitwag.
J'ai entendu [litt. écouté-trouvé] ton nom dans une chanson.
sas2   [sas] adj. cherEmpr. bsl. sas. Le mwotlap dirait plutôt Nē-sēm nan ni-lwo meh !, litt. Son prix est trop grand.

sēm ‘argent’

Na-sas meh!
Trop cher !

[ Bisl. sas. Angl. charge. ]

sas3   (na-sas) [nasas] noun. <Bot> croton (Euphorbiacées), bsl. Nangaria. Feuille traditionnellement associée au pouvoir et au sacré. Codiaeum variegatum. ◈ Ethn. Interdit aux femmes et aux enfants, le croton octroie aux hommes qui l'achètent (wēl) au na-halgoy, le droit (cf. lēs) de l'utiliser pour se réserver (sal_goy) un territoire, ou indiquer leur rang lors de cérémonies comme la danse (ex. ne-qet). Autres feuilles sacrées: ne-m̄el, no-tog.

Nēk so wēl na-sas ēwē, na-tmat nan aē.
A chaque croton que tu achètes est associé un Diable.

[ Mota sasa. ]

se1   [] adv. aussi
se2   [] transitive verb. déposer et empiler ‹les aliments› dans le four à pierres (na-qyēn̄i), une fois que le feu s'est stabilisé (lal).

Nēk te-se sey vēh ni-hnag hag apwo togop.
Au-dessus du laplap, tu peux empiler des ignames (dans le four).

[ Mota seamove hot stones of oven+’. ]

se3   [] transitive verb. <Mus> chanter ‹une chanson, n-eh*›.

Syn. relevé : qētlen̄

Mahē kē so ni-tōytōy, kē ni-se n-eh.
Alors qu'elle balayait, elle se mit à chanter une chanson.

Ige Strin̄ban sese velqōn̄ hag Vila en!
Les groupes de Stringband à Vila la chantent tout le temps (cette chanson).

Qe so sese eh nōk, na-lqōvēn mino?
⟨objet incorporé⟩ On dirait que c'est ma femme qui est en train de chanter?
se3   intransitive verb. chanter.

se yak

se m̄ēt

Kē yon̄teg qele kē a ne-m̄e ni-sese.
Il entendit soudain le serpent de mer chanter.

Nok lam̄ ni-ḡita, tō nēk se tatag.
Je joue de la guitare, et toi tu m'accompagnes au chant [chanter-suivre].
se lō  [sɛ lʊ] transitive verb. <Ethn> litt. “chanter inaugurer” : inaugurer ‹un chant de prestige, cf. he~2› en l'interprétant pour la première fois en public.

No ne-myōs a so na-hek, te-se lō a li-Diseba.
Je voudrais que la cérémonie d'inauguration de mon chant se déroule en décembre.

Se lō e, ige sil van me tō hag tō yon̄teg tō wa hē ne-myōs so ni-lep n-eh, hē ne-myōs so ni-lep n-eh.
Le jour de cette inauguration, le public peut venir s'asseoir pour écouter, et chacun peut apprendre le chant s'il le désire.
se m̄ēt  transitive verb. interrompre ‹une chanson›. Directionnel hōw.

se [3B]

Kē me-se m̄ēt hōw n-eh nōk ewo tō na-naw ni-mlat ēgēn.
À peine eût-il interrompu son chant qu'une vague déferla.
se yak  transitive verb. entonner, démarrer ‹une chanson›. Directionnel hag.

se [3B]

Kē ni-hatig tō ni-se yak se n-eh vitwag hag.
Il se mit alors à entonner un autre chant.
s[e]key  (na-skey) [naskɛj] noun. formation corallienne; partic. platier corallien, découvert à marée basse, où l'on ramasse coquillages et crabes.

[ POc *sakaʀu. ]

s[e]leslen̄  [sɛlɛslɛŋ] intransitive verb. ⟨foule⟩ ⟨groupe⟩  se disperser, partir en se dispersant.

Vatgo ni-vatgo bah e kēy m̄ōl, m̄ōlm̄ōl seleslen̄.
Quand le maître a fini la classe, ils rentrent chacun chez eux.
s[e]n̄ey  [sɛŋɛj] adj. mouillé, humide.

Syn : sam̄al

Tog seysey sen̄ey no me!
Arrête de m'éclabousser [de verser-mouillé moi]!
ses  (ne-ses) [nɛsɛs] noun. <Mer>

(1) nom générique des mollusques ou coquillages, part. comestibles.

vingey

vinlēlē

ni-pni ses
la coquille du mollusque, le coquillage

vēlvēl ses
ramasser des coquillages (typiq. à marée basse, en marchant le long du récif)

(2) (partic) Nérite. Nerita plicata.

[ Mota sese. ]

sew   [sɛw] adj. chaud

(1)

evey

Ne-gengen ne-sew leptō.

Egoy n-ep, veg ne-sew.

Ōw ni-tintin hōw nen e, ne-sew a ne-sew evey!

Na-lo ne-sew, ay!

Mahē ne-sew meh.

(2)

Ne-bep gōh ne-sewsew, ay!
sew   transitive verb.

(1)

N-ep ni-sewsew nō-tōti gēvēg en.

Na-lo me-sew no.

(2)

Syn : gay

Na-hlat me-sew na-yn̄ē-k.
sew   (sewsew) adj.

(1)

Taqm̄ē-k sewsew en!

(2)

Nok so m̄ihil sewsew no van l-ep.

[ PNCV < °*sawu.  *savu(a)steam, moist heat’. ]

sey1   [sɛj] intransitive verb. convenir

(1) bien convenir (à une situation); seoir, être conforme ou parfait.

Na-lqōvēn nōnōm so ni-hayveg na-gmel en, ba et-sey galsi te.
Ta femme voudrait visiter le club des hommes, mais tu sais, ça ne se fait pas tellement / ça n'est pas très convenable.

(2) (spéc) ⟨parole⟩  être convenable; sonner bien dans la langue, être idiomatique.

Syn : mutuw

Syn : dēw

“Yoge bul yō” en, ta-vap vēh, ba et-sey meh te.
“Un groupe de deux personnes”, ça peut se dire, mais ça ne sonne pas très bien / c'est bizarre.
sey1   transitive verb. seoir, convenir à ‹qqn›.

Na-hat nōnōm en, ne-sey nēk, ay!
Ton chapeau, il te va super bien!

[ Mota <°sari. Cf. Mtp saropposite, equal; match, suit, be suitable+’.  haytēyēh. ]

sey2   [sɛj] transitive verb. verser ‹un liquide›, partic. dans un récipient. Sém. Le geste sey n'est pas partic. attentif (lin̄ ‘verser doucement’). Le liquide ainsi versé sera utilisé (luwyeg ‘jeter un liquide’) immédiatement (vidin ‘stocker dans un contenant’), pour divers usages (opp. lēw ‘servir comme boisson’).

Mōk veteg nō-mōmō a lu-wmet, ba sey na-naw van aē.
On pose le poisson dans un grand bol, puis on verse dessus de l'eau de mer.

Nok so sey van nē-bē ne-me ?
Je te sers un verre d'eau ?

Nēk seysey goy nē-bē hiy nētm̄ey, tō nok suwsuw kē.
Toi tu verses l'eau sur le bébé, pendant que je le lave.

[ Mota <°saru.  sarpour out’. ]

sey3   [sɛj] intransitive verb. (rare) disposé ensemble en grand nombre: entassé, empilé.

Ne-qe sey tō gōh kē na-hag winiwnig.
Les lits que tu vois ici réunis sont serrés les uns contre les autres.
sey3   adv. (cour) entassé, rassemblé.

(1) ⦗après V intransitif⦘ se trouver à plusieurs (sujet collectif) dans un même lieu ; se trouver rassemblés, former un groupe. Sém. Suggère plutôt un regroupement informel et contingent (ex. groupe de badauds) ; l'Adjoint usuel pour les regroupements intentionnels (ex. réunion, fête) est tiwag ‘ensemble’.

taq sey ‘se trouver en grand nombre’

Tō kēy kal bat sey hay l-ēm̄.
Ils rentrèrent tous ensemble dans la maison.

Wa ige lōqōvēn del e kēy van sey yow me hiy kē !
Les femmes se bousculaient en foule autour du jeune homme.

Kēy tig yoyon̄ sey yow nen...
Ils restaient là, debout tous ensemble, sans oser bouger...

(2) ⦗avec V transitif⦘ (faire V) sur ‹qqch› de façon à en regrouper une grande quantité en un même endroit (+Locatif): ex. ramasser, réunir.

vēl sey ‘ramasser’

Nēk lepyak qēt ne-beg, mōk sey vētmahē vitwag.
Alors on ramasse tous les fruits-à-pain, et on les réunit en un même endroit.

Iqet e mē-vēl sey na-lēt van tōti gēvēg en, n-ep me-gen hiy.
Iqet fit un tas de bois au pied du pommier, et y mit le feu.

Tōy sey na-pyēyag vētmahē vitwag, tō bē n-ep aē.
On balaie les détritus en les rassemblant en un même endroit, puis on y met le feu.

Ete ige sil mal sigsig sey me ni-hnag.
⟨mariage⟩ Regarde, les gens ont déjà apporté-et-entassé les ignames.

Kēy m̄on sey van a la-gayētyēt nen e tō kēy gitin ēgēn.
Après avoir enveloppé-et-entassé (les œufs) dans des feuilles, ils les firent griller.

Kēy qoy sey na-hay.
⟨objet singulier mais volumineux⟩ Ils enroulent sur elle-même la liane de pêche.
seyap  [sɛjap] transitive verb.

(1) oindre, frotter ‹onguent, feuilles médicinales+› sur le corps de qqn. Synt. L'onguent est l'objet, la cible est un locatif.

Syn : oh

Nēk lep na-tweh hephep tō seyap le-n̄yan.
⟨médecine pour les muets⟩ Tu prends une fleur d'hibiscus, et tu la frottes sur ses lèvres.

(2) ⦗tournure réfléchie⦘ s'oindre, s'asperger le corps de (onguent, feuilles+). Synt. La cible (personne ointe) est l'objet, l'onguent est un instrument.

ybē ‘huiler qqch’

Nok seyap no mi nē-bē qōnqōn.
Je m'asperge de parfum.
s[e]yew  (na-syew) [nasjɛw] noun. <Mer> méduse de mer, parfois appelée na-loyoy. Pelagia noctiluca.

seylō  [sɛjlʊ] intransitive verb. ⟨qqn⟩  passer d'un endroit dense (typiq. dense en végétation) vers un endroit plus dégagé: sortir, déboucher. Ex. déboucher d'une forêt vers une clairière ou un jardin ou un chemin ou la place du village ou la plage. Typiq. associé au Directionnel yow ‘vers l'extérieur’.

kal seylō telepnō
⟨série verbale⟩ arriver sur la place du village en marchant à quatre pattes (kal)

yow seylō metehal
⟨série verbale⟩ déboucher (des fourrés) sur un chemin, en courant (yow)

Kōyō van me nen, seylō me lē-tqē kaskas.
Poursuivant leur chemin, ils finirent par déboucher dans un jardin de fleurs.
sēg  (nē-sēg) [nɪsɪɣ] noun. <Ornith>

(1) Alcyon à Collier, sorte de Martin-Pêcheur, 23 cm. Halcyon chloris.

(2) “Poisson oiseau”. Gomphosus varius. ◈ Ainsi nommé à cause de son museau pointu.

[ Mota sigokingfisher’. ]

so nethap  ~ (so)wo nethap  expr. (cour) litt. “si non” : sinon, dans le cas contraire; (parf.) ou alors. Équivalent de sowo tateh ‘sinon’.

nethap

Nēk mas leh ne-len̄ kē! Wo nethap e, gēn matmat ēagōh!
Tu dois détourner cet ouragan! Sinon, on va tous mourir!

Sowo kē mē-wēl no, itōk. – Ba so nethap?
S'il me paye, c'est parfait. – Et sinon?

Na-m̄alm̄al gōskē wun nō-kōs? Sowo nethap, na-tmat.
Cette fille est sans doute un spectre? Sinon / Ou alors, c'est un démon!

Kē ma-hag tō lelo ēm̄ alon, wo nethap lē-tqē nonon.
Elle devait se trouver chez elle, ou alors elle était dans son jardin.
s{i}lat  (ni-slat) [nislat] noun. <Ins> ver

[ Mota sulate. PNCV *asulati. POc *sulati. ]

s{i}latēmē  (ni-slatēmē) [nislatɪmɪ] noun. <Zool> centipède, mille-patte. Chilopoda spp. ◈ Rare à Mwotlap, mais fréquent sur l'île de Santo (Cf. Man̄go).

s{i}men  (ni-smen) [nismɛn] noun. ciment, béton ; dalle en ciment.

[ Angl. cement. ]

sēm1   (nē-sēm) [nɪsɪm] ~ wōsēm ~   noun. <Ethn>

(1) coquillage marin, utilisé pour fabriquer la monnaie traditionnelle. Conus musicus ceylanensis.

(2) monnaie traditionnelle: sorte de longue guirlande faite de coquillages (nē-sēm) enfilés comme des perles, et que l'on mesurait autrefois selon diverses unités de longueur (cf. seg, yop).

N-et wo ma-mat en, nēk ti-tin vēh nē-sēm hiy ige nonon.
Quand quelqu'un décède, tu peux offrir de la monnaie à sa famille.

Ige lēs, kēy vēn nē-sēm me hiy n-et mey a kē ne-myōs so galeg nō-sōq.
Les initiés réunissent (cf. vēn) de la monnaie pour celui qui désire passer à son tour l'initiation (nō-sōq).

(3) (par ext) argent, y compris argent moderne.

Syn : man̄ya

ige m̄eyem̄ye sēm
les riches [litt. riches d'argent]

Kēy sal nē-sēm apwo togop.
⟨mariage⟩ Ils posent les billets sur le grand gâteau (de la mariée).

Nē-sēm nan ni-lwo meh.
C'est trop cher [l'argent de cela est trop grand].

[ Mota som. ]

sēmsēmteg wōm̄ēl  voi. <Mod> litt. “repousser-du-pied le pamplemousse” : jouer au football. Équivalent humoristique du bisl. kikbol.

sēmteg

kikbol

wōm̄ēl

sēmteg  [sɪmtɛɣ] transitive verb. <Mod>

(1) pousser ‹qqch› du bout du pied, spéc. pour l'écarter du chemin (ex. caillou+).

(2) (rare) donner un coup de pied dans ‹qqch›. Donné, par plaisanterie, comme équivalent de l'angl. kick, spéc. dans le contexte du football (kikbol).

kik

s[ē]n̄ēt2   (na-sn̄ēt) [nasŋɪt] noun. <Pois>

(1) poisson-barbet. Parupeneus spp.

(2) (spéc) “Barbet à selle d'or”. Parupeneus chryserydros.

[ Mota wesin̄itaa fish’. ]

sēsē  [sɪsɪ] transitive verb. ⦗tournure réfléchie⦘ être excité, se réjouir.

waksē ‘fier’

No mē-sēsē no so nok so m̄ōl lok le-pnō mino.
Je suis tout excité, car je m'apprête à rentrer dans mon pays.

[ Mota souto set oneself up, be proud’. ]

sēsēywum  (nē-sēsēywum) [nɪsɪsɪjwum] noun. <Pois> Chirurgien (bsl. Blakpiko), poisson récifal. Acanthurus guttatus.

qol

sēysal  (nē-sēysal) [nɪsɪjsal] noun. <Bot> nom d'une plante. Euodia hortensis.

si  [si] conj. ou
s[i]di~  (ni-sdi~) [nisⁿdi] -. <Anat>

(1) derrière, cul.

Tog hag hiy hōw lē-vētan, ni-sdi tiple lem.
Ne t'assieds pas par terre, tu vas te salir le derrière.

(2) (fig) ⟨qqch⟩  partie postérieure et protubérante.

Ant : n̄eye

ni-sdi ok
la poupe [litt. le cul] du bateau
s[i]gig  (na-sgig) [nasɣiɣ] noun. <Bot> variété sauvage de cocotier. Cocos nucifera.

[ Mota sagig. ]

sil1   [sil] ~ sil goy  transitive verb. embrasser, prendre dans les bras.

sil mem
embrasser de force
sil2   (ni-sil) [nisil] noun. Synt. Singulier collectif ni-sil, ou pluriel ige_sil.

(1) les gens, la population d'une communauté ; l'ensemble des hommes.

Kē ni-wuh matmat qēt ige sil a lo-lo vōnō en.
Il massacra toute la population du village.

Ige to-M̄otlap van lok se Apnōlap, tō ni-sil ni-mtow lok se hay en.
Les Mwotlaps se rendirent dans l'île de Vanualava, laquelle commença ainsi à se repeupler [litt. la population y grandit à nouveau].

Tigsas ma-mat leh ni-mgu sil.
Jésus est mort pour racheter [litt. mourir-changer] les péchés des hommes.

(2) la foule, le public, lors d'un rassemblement.

Nitog a le-ngo sil.
Ne fais pas cela en public.

ni-sil wuw tō nōk
la foule ici réunie

Woqse sil taq tō sisqet hay l-ēm̄-gom en.
Il y a plein de monde là-bas, près de l'église.
sil2   adv. ⦗après togtog ‘vivre’⦘ en communauté.

Tog tog i van en, ige togtog sil.
Il était une fois, des gens qui vivaient en communauté.

[ Mota sulcrowd, people+’. ]

sil3   [sil] intsf. Intensificateur de mēlēmlēg ‘noir’.

Syn : qōn̄qōn̄

Vētmahē kē ni-van hōw, tō ni-mlēglēg sil.
La nuit tomba, et ce furent soudain les ténèbres les plus sombres.

[ Mota silroot of words meaning dark’. ]

sili  [sili] -. ⦗+ nom nu⦘ à côté de, au bord de.

sili ēm̄
à côté de la maison

sili bē
au bord du ruisseau

sili ok lok me la-sam
côté de la pirogue où se trouve le flotteur
siok  (ni-siok) [nisiɔk] ~ suok ~ ~   noun. : (cour) pirogue à balancier, de taille réduite (opp. n-ok; na-baklap), utilisée par une à cinq personnes pour pêcher ou naviguer le long des côtes.

tay/tot/teh ni-siok
sculpter une pirogue

vil ni-siok
[litt. lier la pirogue] mettre la dernière main à la construction de la pirogue, en fixant les attaches du flotteur (cf. vil)

yap (lō) ni-siok
traîner la pirogue sur la plage (pour prendre la mer)

yem ketket hag li-siok
grimper dans la pirogue

tēm / tēngeg (lō) ni-siok
pousser la pirogue (en mer)

hah kal ni-siok
transporter la pirogue à bout de bras (opp. la traîner, yap)

Ooo, ni-siok vitwag gamgam tō agōh !
Ohé, une voile à l'horizon! [litt. une pirogue approche en faisant voile, gam].

su2 + ok.

sis1   [sis] intransitive verb. se_pencher

(1) se courber, se pencher, gén. vers le bas.

Syn : taq hiy ‘se courber’

sis den

sis hōw
se baisser

sis bat / at sis
se baisser soudain pour se cacher

(2) (parf) se pencher vers le haut, se redresser.

Sis kal malig hag !
Redresse-toi un peu plus !

[ Mota sis5. ]

sis2   [sis] intransitive verb.

(1) gonfler, enfler.

Syn : yēg

Nē-mrēit mi-sis ketket.
Le pain a levé.

Na-tqek mi-sis / ni-sis / may sis !
⟨cour⟩ Je n'ai plus faim, je suis rassasié [Mon ventre est plein]

Na-taqn̄ē-n may sis.
⟨cadavre⟩ Son corps est déjà gonflé (Cela fait plusieurs jours qu'il est mort).

(2) (partic) ⟨marée ne-met monter, être haute.

Syn :

Ant : mah

ne-met-sis

Ne-met so ni-sis ewo...
Lorsque la marée sera haute...

[ Mota sis4. ]

sis3   [sis] intransitive verb. ôter l'écorce, part. par gros morceaux.

wul ‘peler (un légume)’

sis (yak) ni-pni qētēnge
enlever l'écorce [la peau] d'un arbre

[ Mota sis3. ]

sis4   (ni-sis) [nisis] noun. <Anat>

(1) sein(s), poitrine, d'homme ou partic. de femme. Ethn. Les seins évoquent surtout la maternité et l'allaitement. Leur aspect indique l'âge de la jeune fille.

tistis ‘téton’

Ni-sis nonon mo-yow, tō kē ni-tlom : tō kē te-leg vēh.
Ses seins pointent (après 12 ans), puis ils commencent à tomber (à 18 ans) : c'est alors qu'elle peut se marier.

(2) (métph) certains objets dont la forme évoque celle du sein, ex. la pupille de l'œil.

(3) le sein en tant qu'il allaite ; méton. le lait.

sis mete~

ni-sis ne bōlōk
le pis de la vache / le lait (à boire)

Ni-sis neme agōh.
⟨plais.⟩ Voici un sein pour toi / Voici ton lait (à boire).

Tita ni-tamtam ni-sis van hiy tētē.
La mère donne le sein au bébé (elle l'allaite).
sis4   transitive verb. téter, sucer le sein de sa mère.

Tētē may sis ta man bah.
Ça y est, le bébé a fini de téter.

Tētē ni-sisis (ni-sis nonon) iven.
Bébé tète (le sein de) sa mère.

[ POc *susu. ]

sis den  transitive verb. se détourner de qqn, en refusant ses offres ; dédaigner.

sis [1]

sis mete~  -. litt. “mamelon de l'œil” : pupille de l'œil.
sis mete qo  [sis mɛtɛ k​͡pʷɔ] noun. <Art> litt. “pupille d'œil de cochon” : motif utilisé dans l'art pictural traditionnel, en forme d'œil grand ouvert. Dans une statue d'esprit ou un masque (na-tmat), cet “œil de cochon” se confond généralement avec celui du diable représenté.

sis [4A] ‘(2)’

siseg  [sisɛɣ] ~ iseg ~ isiseg  intransitive verb.

(1) jouer, s'amuser, se divertir.

Ige susu kēy iseg tō a lē-vēthiyle en.
Les enfants sont en train de s'amuser sur la plage.

(2) (parf) badiner, ne pas être sérieux, dire des bêtises.

Tog siseg!
⟨péj⟩ Arrête de faire l'imbécile!
siseg   transitive verb. s'amuser au détriment de ‹qqn›, embêter ‹qqn›.

Syn : galeg

Nitog siseg no me!
Arrête de m'embêter!
siseg   adv. (faire V) par jeu, pas sérieusement.

hohole siseg
plaisanter [parler jouer]
siseg   (ni-siseg) noun. jeu, amusement; sport.

ni-siseg non ige susu
un jeu d'enfants
sisgoy  [sisɣɔj] intransitive verb. tomber

(1) ⟨qqn, qqch⟩  tomber, avec ou sans bruit (opp. qēsdi, tomber en faisant du bruit).

Tēm yak nē-tyag nen, sisgoy hōw lē-vētan.
Ils poussèrent l'échelle, qui tomba par terre.

Ni-yiy mi-yiy sisisgoy na-mtig.
Le tremblement de terre a fait s'écrouler les cocotiers.

Qasvay mi-sisgoy lok hag Alkon en, ma-mat lō-tōti ey.
Qasvay (l'Ogre) termina sa chute sur le sol de Gaua, et rendit l'âme au pied du grand arbre (ey).

(2) (fig) se rallier à ‹une idée, un leader+›.

Kēy mi-sisgoy van lē-dēmdēm nonon Han.
Ils se sont tous ralliés à Han [ils sont tombés dans la pensée de H.].

(3) ⟨corps⟩  être amaigri, affaibli par la maladie ou la vieillesse.

Syn : wakah

Na-taqn̄ē-n imam nōnōm mi-sisgoy, ay!
Ton père a bien maigri!
sisivi  [sisiβi] ~ ne-men sisivi  noun. <Ornith> Pluvier doré, oiseau, 25 cm. Pluvialis fulva.

sisiy   [sisij] intransitive verb. se raser.

Nēk et-sisiy qete?
Tu ne t'es pas encore rasé?
sisiy   transitive verb. raser <qqn>.

Nok so sisiy nēk.
Je vais te raser.
sisqet  [sisk​͡pʷɛt] ~ isqet  préd.

Syn. relevé : yipteg

(1) proche; près de, à côté de. Synt. Le complément est soit construit directement (sisqet n-ēm̄ ‘près de la maison’), soit construit comme un locatif, précédé d'un directionnel (sisqet van l-ēm̄, même sens).

Ant : yeh

nognog ‘s'approcher’

sisqet me Vanuatu
près du Vanuatu (ici)

Hag isqet van le-gvēg en.
Va t'asseoir près du pommier.

Yeh si sisqet? – Sisqet ēwē!
C'est loin ou c'est proche? – C'est juste à côté.

(2) ⦗valeur temporelle⦘ bientôt.

Sisqet na-gaytegi vēvet.
Il est bientôt quatre heures et demie.

Isqet so nognog meyen me.
Le jour est près de se lever.

Isqet ige m̄ōl me ēgēn.
Les autres vont bientôt arriver.

Isqet ni-bah.
C'est bientôt fini.

(3) ⦗contexte contrefactuel⦘ avoir failli; il s'en faut de peu que, pour un peu.

Nō-mōkhan malmaltē : sisqet kē so ni-mat.
Il était essouflé: pour un peu, il eût rendu l'âme.
sisqet (a)gōh  loc. (cour) litt. “proche ici” : maintenant, immédiatement, sur-le-champ.

sisqet

Dō mas van sisqet agōh!
Il faut partir immédiatement!
s[i]yip  (na-syip) [nasjip] noun. <Art>

(1) cascade, chute d'eau.

(2) confluent de deux cours d'eau.

(3) (fig) forme de la lettre Y majuscule, utilisée comme motif géométrique dans l'art pictural (Cf. ilil).

[ Mota sirivwaterfall’. ]

so1   [] ~ siso  conj. ou, ou bien.

Syn : si

Syn : siso

Iyē so ni-wēl? Inēk, so ino?
Qui va payer? Toi, ou bien moi?

Kōmyō mitimtiy tiwag, so kōmyō mitimtiy haha?
Vous dormez dans le même lit, ou séparément?

No m-in tō vōyō so vētēl.
J'en ai bu deux ou trois.

Na-wyēt, so na-hap?
C'est une pieuvre, ou quoi?

Nēk n-ēglal kē, so tateh?
Tu le connais, ou non?
so2   [] préd. ⦗précédé ou nom d'un sujet⦘ prédicat Déclaratif invariable, introduisant le discours rapporté direct. Traduit par les verbes ‘dire’, ‘demander’, ‘répondre’, etc.. Rem. Dans cet usage, on trouve plus souvent la forme wo.

Tō kē so “Nēk m-eksas kē ?” Kē so “Mmm !” So “Itōk.”
Aussitôt elle lui demanda: “Tu l'as trouvé? – Oui, dit-il. – C'est parfait”, répondit-elle.

Na-vasig nan so : “Maligōw naslam”…
Le second couplet, ça donne: “Maligow naslam”…
so2   ptc.

(1) ⦗initiale absolue d'énoncé⦘ introduit une parole déjà prononcée (par le locuteur lui-même ou par un tiers), et que l'on répète à celui qui ne l'a pas entendue. Rem. La forme so seule, avec intonation interrogative, consiste ainsi à faire répéter une phrase que l'on n'a pas entendue (cf. frs ‘hein?’, ‘quoi?’): ex. Tita mo-gom. – |fr{So? – So ‘tita mo-gom’.} Maman est malade. – Hein? – [Il dit ~ Je dis] ‘Maman est malade’.

Kē vap qele ave? – So ‘tateh bē’.
Qu'est-ce qu'il a dit? – [il a dit] ‘Y a pas d'eau’.

So qele ave?
[litt. disant comment?] Hein, qu'est-ce que tu dis?

(2) (d'où) marque la phrase comme non assumée par l'énonciateur, à la manière d'un médiatif: il paraît que, on dirait que, je crois que; apparemment.

qe so ‘on dirait que’

Ave Vijinia? – Ēt, isi! So kē Wōvet.
Où est Virginie? – Eh, j'en sais rien, moi! Elle doit être à Wovet. / Il paraît qu'elle est à Wovet.
so2   rel. relateur Déclaratif, servant à compléter une première proposition (gén. un événement impliquant une parole) à l'aide d'un discours rapporté direct. Dans cet usage, on trouve la forme wo à égalité avec so.

Kēy vonog nō-qōn̄ nan, so : “Lō-wōl nōk, la-ba nōk e dōyō leg.”
Ils prévoient la date [en disant]: “Le mariage aura lieu tel mois, tel jour.”

Welan n-ōl vayēg ēgēn, so: “Atmi van me!…”
Le chef se mit à donner des ordres [en disant]: “Venez ici!…”

Kōyō vatah so “Vitwag, vōyō, vētēl” e kōyō yow.
Ils comptèrent [en disant] “Un, deux, trois”, avant de sauter.

Kē ni-wow van hiy bulsal nonon so “Wō na-hap qele gōh?”
Il se tourne / s'adresse à son ami [en disant]: “Qu'est-ce que c'est?”

Kēy mē-vēhge no me so “Qele ave?”
Ils m'ont demandé [en disant]: “Qu'est-ce qui s'est passé?”

Malakōl en, kemem ōlōl so ‘na-pnō kuykuy’.
L'île de Malekula, nous la surnommons [en disant] ‘l'île des Cannibales’.

Imam nonon ni-vap van hiy kē so “Egoy!”
Son père lui dit [en disant]: “Fais attention!”
so2   conj. conjonction de subordination aux multiples fonctions. Dans tous ces usages, la forme wo est exclue, sauf à l'intérieur d'une proposition hypothétique (voir sowo)

(1) ⦗introduisant une prop. complétive⦘ conjonction Déclarative, introduisant le discours rapporté indirect, après verbe de parole ou de pensée. Se traduit ‘que’, et fonctionne de facto comme une conjonction complétive. Typiquement introduit par: vap ‘dire’; vasem ‘déclarer’; vēhge ‘demander’; dēm ‘penser’; yon̄teg ‘entendre, sentir’; et ‘voir, constater’; ēglal ‘savoir’; hēywē ‘c'est vrai que’; etc.

ba so ‘oui mais (je me demande…)’

Imam ma-vap me so nēk tō-m̄ōl talōw.
Papa m'a dit que tu allais partir demain.

Kēy vasem so kēy et-buste.
Elles nous ont fait savoir qu'elles ne voulaient pas.

Nēk dēm so no ta-van vēste me?
Tu pensais que je n'allais pas pouvoir venir?

Kem mo-yon̄teg so nēk no-gom.
Nous avons entendu (dire) que tu étais malade.

No m-et vēglal so na-gop.
J'ai reconnu que (c'était) un héron.

No-hohole a ‘tabatbay’ en, nē-dēmdēm nan so…
Ce mot ‘tabatbay’, ça veut dire… [litt. son sens c'est que…]

Nok et-ēglal te so kē ave.
⟨question indirecte⟩ Je ne sais pas où elle est [litt. je ne sais pas que elle est où].

Dō sok tog so iyē qele nen?
Cherchons donc de qui il s'agit [litt. Cherchons que c'est qui comme cela].

Yatkel vōnō kēy et-gengen te na-bago veg so kē mo-wot n-et.
Dans certains pays, on ne mange pas de requin, sous prétexte que [litt. car disant-que] cet animal est né d'un homme.

(2) ⦗introduisant une prop. à l'Aoriste ou au Prospectif⦘ conjonction de subordination, introduisant les propositions complétives dépendant de verbes de volonté ou de manipulation, ou de certains prédicats modalisés: traduit en frs par ‘que + Subj.’, ou parf. par un infinitif. Typiquement introduit par: mōyōs ‘vouloir’; wow ‘désirer’; yon̄teg ‘avoir envie de’; dēmdēm ‘avoir l'intention de’; dēyē ‘attendre’; vap ‘dire de’; vayēg ‘ordonner’; ukēg ‘autoriser’; heletegal ~ traem ‘essayer’; ak ~ galeg ‘faire (en sorte) que’; isqet ‘il est imminent que’; itōk ‘il serait bien’; haytēyēh ‘il serait convenable’; nethap ‘il ne faudrait pas’; na-mu-k ‘c'est mon devoir’; etc.

Nēk ne-myōs so nok biyin̄ nēk?
Tu veux que je t'aide?

Tita ne-myōs so ni-et nēk.
Maman veut te voir [litt. elle veut qu'elle te voie].

Kē ma-vap so nok m̄ōl tō.
Elle m'a dit de rentrer chez moi [litt. dit que je rentre].

No ma-vayēg van so kōmyō so wēl, kōmyō et-wēlwēl te.
Je vous avais donné l'instruction de l'acheter [ordonné que vous l'achetiez], mais vous ne l'avez pas fait.

Kōyō me-nyē van so Wētamat so ni-matyak.
Ils attendent que l'Ogre se réveille.

Gēn akak so ige lōqōvēn kēy tog yon̄yon̄teg.
Nous devons faire (en sorte) que les femmes n'entendent pas.

Namuk, so nok so tēymat na-vanvan nonon.
[litt. C'est à moi, que je doive préparer…] J'ai la tâche de devoir préparer sa visite.

Na-myōs mino so nēk so m̄ōl lok me.
[mon désir (est) que…] J'ai envie que tu reviennes.

(3) ⦗introduisant une prop. à l'Aoriste ou au Prospectif⦘ conjonction de but: afin que, pour que; de sorte que.

Nēk ta-kalō vēh me so gēn siseg?
Tu ne peux pas sortir, qu'on joue ensemble?

Itat mē-vētleg no me so nok so van me hiy kē.
Mon oncle m'a envoyé chercher pour que je me rende chez lui.

Nok van me an̄qōn̄ kē so gēn so kaka.
Je suis passé cette nuit pour que nous discutions ensemble.

No mē-vēg goy so na-kis.
Je me le suis réservé pour moi [litt. je l'ai réservé pour_que ce soit mien].

So nok so hohole ēwē van aē.
⟨emploi absolu, sans verbe introducteur⟩ [litt. Pour_que j'en parle seulement] C'était seulement pour te poser la question.

(4) ⦗surtout en contexte négatif⦘ introduit certaines propositions sémantiquement virtuelles. Équivaut à certaines relatives au subjonctif en frs.

Tateh et so ni-myin̄ kē.
Il n'y a personne qui puisse l'aider.

Tateh muy hap so kēy so galeg.
Ils n'ont rien à faire [litt. ils n'ont pas de choses pour qu'ils les fassent].

Gēn et-haytēyēh te so gēn so wuh kē.
Nous ne sommes pas assez nombreux pour le tuer [litt. pas suffisants pour_que nous le tuions].

(5) ⦗suivi du radical verbal⦘ pour, afin de (faire): tournure infinitive, exprimant le but.

Kē me-lep no-yomtig en, so akteg? – So vet na-tamn̄a.
Elle a pris une palme de coco, (c'est) pour quoi faire? – Pour tresser une natte.

Nēk ma-vap qēt hiy kē so akteg?!
Tu lui as tout dit pour quoi faire? (i.e. Mais qu'est-ce qui t'a pris de tout lui révéler?!)

So dēn̄ Qēgmagde en, nēk van lō hōw gēn.
Pour aller au village de Qeremagde, il faut passer par l'ouest.

‘Ne-men yeyeh’, na-vap tēngeg so vap so nu-tutu en.
‘L'oiseau qui gratte (le sol)’, c'est une périphrase pour désigner la poule.

no-sosbēn so kuk na-raēs aē
⟨syntagme nominal⟩ une casserole pour cuire le riz

Na-taqēs, so teh na-han̄ aē, si ni-siok.
⟨en prédicat⟩ Une herminette, c'est (fait) pour tailler des poutres ou des pirogues.

(6) ⦗en protase conditionnelle⦘ si, à supposer que: conjonction marquant l'hypothèse. Rem. So se trouve alors placé soit juste avant, soit juste après le sujet du verbe. Dans cet usage, so alterne (voire se combine) avec wo et sowo : sowo*. À noter: la séquence { sujet + so + Aoriste } se confond alors avec le Prospectif à valeur conditionnelle (cf. so ni- [10]).

a so

qe so

So qiyig so nēk wo ma-kay hōn e tō nēk van.
Si aujourd'hui tu réussis à en pêcher, tu pourras partir.

Nēk so m-ekas na-m̄alm̄al, nēk etgoy galsi!
Si tu rencontres une jeune fille, fais bien attention!

So nēk ta-van ēgē tō me en, togtō…
Si tu étais venue plus tôt…

So tateh tō en…
Si ce n'était pas le cas…

So ne-welan ni-van ave e, kē ni-dam kē.
[litt. Si le chef allait où, elle le suivait] Où que le chef allât, elle y allait avec lui.
so2   mod.

(1) ⦗à l'initiale d'énoncé⦘ modalisateur à valeur déontique: il faut ou faudrait que, il est temps de; il n'y a qu'à…. Rem. Alors que la marque du Prospectif proprement dit (so… ni-) est une forme finie du verbe (paradigme aspecto-modal, marquage personnel), la tournure non-finie en {so + radical verbal} en constitue la variante non-finie, sémantiquement impersonnelle. Ex. [Prospectif personnel] Kē so ni-m̄ōl.So m̄ōl.Il faut rentrer’.

So m̄ōl ēgēn!
Il faut rentrer maintenant!

So tēytēy biyin̄ nēk hay?
Faut-il t'aider à rentrer tes affaires?

So tig ēwē, wo?
Il vaudrait mieux que je reste debout, non?

Na-madap en, itōk? – Awē, namnan! – … Ba so vah!
⟨plaisanterie⟩ Alors, il est bon, cet ananas? – Oh là là, délicieux! – … Eh ben t'as qu'à en planter!

(2) ⦗en contexte rétrospectif⦘ marque du regret ou du reproche: il aurait fallu; j'aurais dû; tu aurais dû, il n'y avait qu'à. Rem. Équivalent impersonnel du Prospectif (cf. so… ni- [8]). Ex. So|vl{ vap me hiy no!} ‘so ni-vap me hiy no!} ‘Elle n'avait qu'à me le dire’.

Ba so van ēgē me!
Eh ben y avait qu'à venir plus tôt!

Ēt! So mōk bat na-mtig l-aēsbokis!
Zut! On aurait dû mettre la noix de coco au frigo!
so tateh  ~ si tateh  préd. (cour) …ou non? Termine souvent les questions en oui/non; équivalent de “est-ce que?”.

tateh

Nēk n-ēglal kē, so tateh?
Tu le connais, ou non?
so (ni-)  [sɔ ni] asp. marque aspecto-modale du Prospectif. Dans un contexte présent ou passé, un événement est ‘visé’ par un sujet, i.e. envisagé comme devant s'accomplir. Mrph. Le modalisateur so, situé après le sujet, est suivi d'un prédicat à l'Aoriste (ni- pour 3sg, zéro ailleurs). Ex. |vl{Nok so mitiy} ‘-mtiyIl va dormir

(1) ⦗sujet 1è ou 3è pers. en affirmation; sujet 2è ou 3è pers. en question⦘ valeur volitive, signalant l'événement comme visé par le sujet lui-même: ‘vouloir’. Pour la négation, on utilise buste, forme négative du verbe mōyōs ‘vouloir’. Ex. Nēk so wēl, si nēk et-buste? – Ohoo, buste!Tu veux l'acheter, ou tu ne veux pas? – Non, j'ai pas envie.

mōyōs ‘vouloir’

Imam mino so ni-et nēk.
Mon père veut te voir.

Nok so leg mi kē.
Je veux me marier avec elle.

Na-Tmat so ni-vōy Iqet den na-myam agōh.
Satan voulait chasser Dieu de ce monde.

Kōmyō so dam kemem?
Vous voulez venir avec nous?

Kimi so m̄ōl ēnōk? – Oo! Kem so m̄ōl ēgēn.
Vous voulez partir maintenant? – Oui, on veut partir maintenant

Nēk so van ave? – Nok so van yow en.
⟨salutation⟩ Tu vas où? – Je vais là-bas (côté plage)..

(2) valeur déontique, signalant l'événement comme visé par quelqu'un d'autre que le sujet (soit par le locuteur, soit par autrui): ‘devoir’, ‘il faudrait que…’. Concurrencé auj. par mas ‘devoir’, emprunté au bislama (angl. must). Ex. |vl{Nok so van hiy tita…} = |vl{No mas van hiy tita…} ‘Je dois aller voir ma mère…

Ige yantēntēngēn so ēglal galsi na-gatgat to-M̄otlap.
(Il importe) que nos enfants connaissent bien la langue mwotlap.

No-lolwon ma-qal no, veg nok so m̄ōl veteg kimi ēagōh.
Me voici pris d'une grande tristesse, car je dois maintenant vous quitter.

No ma-matyak ēgē, veg nok so dam nō-bōōt aqyig.
Je me suis levé tôt, car je devais attraper le bateau de ce matin.

‘Ige vet susu’ e, et-mutuw te, nēk so vap so ‘ne-vet susu’.
‘Les graviers’ ça ne se dit pas, on doit dire ‘le gravier’.

(3) (d'où) ⦗sujet 2è pers., intonation impérative⦘ marque l'ordre atténué: ‘ce serait bien si…’; ‘s'il te plaît’. Rem. Les autres formes d'ordre atténué utilisent tog3 ou tō2.

Harēson! Nēk so lep me na-tan̄ mino!
Harrison! (Il faudrait) que tu m'apportes mon sac (s'il te plaît).

(4) ⦗sujet 1è pers., en question⦘ demande à l'interlocuteur s'il souhaite ou non la réalisation d'un événement: ‘tu veux que…?’, ‘faut-il que…?’. La négation correspondante est le Prohibitif nitog. Ex. Nok so biyin̄ nēk, so nitog? – Ohoo: nitog!(Tu veux) que je t'aide, ou bien non? – Non, non, laisse tomber!’.

Nok so se n-eh vitwag?
(Tu veux) que je chante une chanson?

Kōyō so m̄ōl? – Oo! Kōyō so m̄ōl.
(Faut-il) qu'ils s'en aillent? – Oui, (il vaut mieux) qu'ils s'en aillent.

Nok so wēl na-hap?
Qu'est-ce qu'il faut que j'achète?

Dō so lak biyin̄ kēy?
(Tu veux) que nous allions?/ Si on allait danser avec eux?

(5) présente un événement comme devant se dérouler dans un futur proche, parce qu'il est prévu.

Tētek vitwag so ni-leg talōw.
J'ai une sœur qui doit / qui est censée / qui va se marier demain.

Kēy Alkon, ba kēy so van Apnōlap.
Ils se trouvaient à Gaua, mais ils étaient censés se rendre à Vanua Lava.

(6) présente un événement comme devant se dérouler dans un futur proche, parce qu'il découle logiquement de la situation. Sémantiquement proche du Futur hodiernal (te… qiyig).

No-momyiy m-ak no, nok so gom!
J'ai froid, je vais tomber malade!

Nok so sisgoy!
Au secours, je vais tomber / je tombe!

Kē so ni-ten̄.
Elle est à deux doigts de pleurer / Elle a les larmes aux yeux.

Kē so ni-mat.
Il va mourir (il est à l'agonie).

(7) présente rétrospectivement un événement comme ayant été préalablement imminent ou visé (par l'agent ou un autre sujet), mais n'ayant pas abouti: d'où avoir essayé de; avoir failli; il s'en est fallu de peu que….

Magtō so ni-lam̄ kē, kē m-akak lēlēge.
La vieille femme a essayé de le frapper, mais elle n'a pas réussi.

Nok so hēw, hēwhēw lēlēge: nē-tyag tateh.
J'ai bien essayé de descendre, mais sans succès: il n'y avait plus d'échelle!

Ne-len̄ mu-wuh tō en, ige to-M̄otlap kēy so matmat qēt !
Lors de ce cyclône, les habitants de Mwotlap ont failli tous périr!

(8) présente rétrospectivement comme désirable un événement qui n'a pas eu lieu: il aurait fallu; il n'y avait qu'à. D'où valeur de regret (j'aurais dû…) ou de reproche (tu aurais dû…). Rem. L'équivalent impersonnel est {so + infinitif}: so2 [E2]. Ex. So|vl{ vap me hiy no!} ‘so ni-vap me hiy no!} ‘Elle n'avait qu'à me le dire’.

Nok so tēy vēli ni-ḡilas.
J'aurais dû pencher davantage le verre.

Et ‘wutwag’ te! Kē so ni-vap so ‘vitwag’!
C'est pas ‘wutwag’! Il aurait dû prononcer ‘vitwag’!

Ba kimi so van ēgē me!
Vous n'aviez qu'à venir plus tôt!

(9) ⦗en subordonnée⦘ présente un événement prospectif ou virtuel, dans certaines propositions dépendant d'un prédicat principal. Équivalent du subjonctif. Synt. Employé dans les complétives dépendant de verbes de volonté (ex. vouloir que…) ou de prédicats modaux (ex. il serait bon que…); dans les subordonnées de but (ex. afin que…); dans certaines propositions dépendant d'un prédicat négatif (ex. il n'y a personne qui…), etc. Dans ce type de propositions subjonctives, le verbe est soit à l'Aoriste, soit au Prospectif. Voir les conjonctions so2 tō1 [3].

Nok yon̄teg so nok so mitiy.
J'ai envie de dormir [litt. je ressens que je dorme].

Nok et-buste so itat so ni-ēglal.
Je ne veux pas que mon oncle l'apprenne.

Iqet ma-galeg so gēn so matmat.
C'est Dieu qui nous a rendus mortels [litt. Dieu a fait que nous mourions].

Nok van me an̄qōn̄ kē so gēn so kaka.
Je suis passé cette nuit pour que nous discutions ensemble.

Gēn et-haytēyēh te so gēn so wuh kē.
Nous ne sommes pas assez nombreux pour le tuer [litt. pas suffisants pour_que nous le tuions].

(10) ⦗en protase conditionnelle, avec ou sans conjonction⦘ présente un événement comme hypothétique: d'où si; parf. quand. Synt. Cet emploi conditionnel du Prospectif peut également s'analyser comme la combinaison de l'Aoriste avec la conjonction so ‘si’: cf. so2 [D6].

Nēk so gēlqaqa, nēk ganganoy.
Si/Quand tu dis des gros mots, tu commets un péché.

N-ep so ni-lal en, tō kēy qoyo se na-tgop hōw aē.
Que le feu prenne bien, et alors ils poseront dessus le gâteau.

Nēk so van hiy mayanag, itōk.
⟨injonction polie⟩ Ce serait bien si tu allais voir le chef [litt. Que tu ailles au chef, c'est bien].
sok  [sɔk] transitive verb. chercher
sok   adv.
soldun̄  [sɔlⁿduŋ] intransitive verb. (poét) ⟨eau+⟩  produire un bruit de fracas, caractéristique du choc violent et répété entre un liquide et un solide; clapoter, éclabousser, crépiter. Évoque par ex. le fracas des vagues sur les falaises, d'un torrent ou d'une cascade sur les rochers, de la pluie sur les toits, etc. Terme rare dans la langue parlée, appartient normalement à la langue chantée (dite ‘langue d'Iqet’, cf. Iqet).

taqal

towoh

[ Vurës solflow’. ]

s[o]loteg   [sɔlɔtɛɣ] adj.

(1) abondant, qu'on trouve partout dans un lieu donné.

m̄adeg

Ne-qet nonon ne-sloteg.
Il a du taro en abondance.

Na-m̄alm̄al ne-sloteg me gōh.
Ici, des filles, il y en a plein!

(2) anarchique, sans ordre ni limite.

(3) (parf) indifférent, quelconque, n'importe lequel.

Nēk ta-vap vēh mi na-haphap soloteg.
Ce mot-là peut aller avec n'importe quoi [litt. avec des choses quelconques].

(4) (péj) ⟨qqch⟩  se dégrader, devenir n'importe quoi.

Na-kastom nongēn may solosloteg.
Nos traditions vont à vau-l'eau, se sont perdues.

(5) quelconque, sans valeur.

Syn : sōbōy

Syn : woywoy

Kēy kuy gengen ēwē na-yap, na-haphap soloteg ēwē qele gēn.
Ils vivaient simplement de racines sauvages, d'aliments quelconques de ce genre.

(6) absurde, sans queue ni tête ; mensonger.

Kē ma-vap en, ne-sloteg !
Il dit n'importe quoi !

(7) (mélior) ⟨qqn⟩  simple de caractère, pas prétentieux ou snob ; qui se contente de peu.

s[o]loteg   (soloteg) adv.

(1) en abondance, un peu partout.

Tig soloteg tege tō agōh !
Il y en a partout par ici !

(2) de façon dispersée et anarchique, dans tous les sens, n'importe comment.

van soloteg
aller n'importe où, errer

Ige susu iseg soloteg le-pnō.
Les enfants jouent un peu partout dans le village.

Kēy gityak solosloteg.
Ils courent dans tous les sens.

Ami seyap soloteg ēwē no me en !
Contentez-vous de me badigeonner n'importe comment, au hasard.

Iplu nen ni-qaqay soloteg ē-gēn.
(S'il est possédé par les esprits) ton ami fera des cauchemars terribles.

(3) (péj) (faire V) mal, en dépit des règles.

Nethap so nēk akak soloteg.
Évite de tout faire rater.
solyak  [sɔljak] transitive verb. (rare) recueillir ‹l'enfant d'autrui› et s'en occuper comme s'il s'agissait du sien propre.

lep yak

tayak ‘adopter’

son̄wul  [sɔŋwul] num. dix, dizaine. Dans la numération, son̄wul ‘dizaine’ se combine aux numéraux non préfixés (tiwag ‘un’, ‘deux’, tēl ‘trois’, vet ‘quatre’) pour donner les multiples de dix; il est suivi de nanm̄e (+numéral) pour les unités au-dessus de dix. Ex. son̄wul tēl nanm̄e vōyō trente-deux.

Ige bul son̄wul.
⟨conte⟩ La bande des dix.

son̄wul nanm̄e aē
un peu plus de dix, environ une dizaine

[ PNCV saŋavulu. ]

soso  (no-soso) [nɔsɔsɔ] noun. <Archi> sablière: poutre horizontale soutenant la charpente du toit, et formant, avec les entraits (na-salwolwol), un rectangle horizontal.

Iqet mi-gin woy no-soso gōh, ba kem kal bat alon.
⟨mythe⟩ D'une chiquenaude, Iqet a ouvert en deux cette sablière, et nous sommes tous entrés dedans.

[ Mota soasoa-iparts of a composite whole (…), of a house’. ]

sosol  [sɔsɔl] intransitive verb. précipité
sosol  [sɔsɔl] adj. détérioré, abîmé.

saq ‘pourri’

lolos ‘affaibli’

Na-trak gōh kē mal sosol.
Cette voiture est déjà bien mal en point.
sosowolō  (no-sosowolō) [nɔsɔsɔwɔlʊ] noun. matériel, attirail, ensemble des accessoires.

no-sosowolō ne baklap
les éléments d'un navire, son équipement

no-sosowolō ne vagal
le matériel de guerre, l'armement (cf. ni-yin̄yin̄)

no-sosowolō mino
mes affaires, mes accessoires (montre, habits, couteau…)
sotel  [sɔtɛl] transitive verb. (péj) ⦗construction réfléchie⦘ s'enorgueillir (de qqch, be-), être fier de soi-même.

Nok et sotel te no aē.
Je ne m'en vante pas.

Kēy t-etet hethet vēh nēk aē, a so nēk sotel nēk bo-hohole galsi to-M̄otlap en.
Ils risquent d'être jaloux de toi, à te voir si fier de bien parler le mwotlap.
sowo  [sɔwɔ] ~ so ~ wo  conj. <Gram> :

(1) ⦗en proposition conditionnelle⦘ marque de l'hypothèse: si, au cas où, à supposer que.

Sowo qele nen, itōk.
Si c'est comme ça, d'accord.

Sowo t-ak vēh…
Si c'est possible…

Sowo tateh…
Sinon / Dans le cas contraire…

Sowo nē-tēprēkota aē, nēk tē-tēpēm yak vēh na-ln̄amem.
Si tu as un magnétophone, tu pourras enregistrer nos voix.

Ba sowo no-gon en, tō na-mnan qele ave ?
Mais si c'est si amer que ça (le kava), quel est l'intérêt de le boire?

Na-m̄alm̄al gōskē wun nō-kōs? Sowo nethap, na-tmat.
Cette jeune femme doit être un fantôme – ou sinon, un esprit?

N-eh sowo na-he, sowo no mo-tow na-he : kemem tit-se vēh te a so nēk aē.
Si le chant est un chant pour toi, si je t'ai composé un chant, alors nous n'avons pas le droit de le chanter en ta présence.

(2) ⦗balancement entre deux alternatives⦘ que (P1) ou que (P2)….

Ba nēk wo mē-tēy qal ne-men en, sowo nēk wo mē-tēy maymay, sowo nēk wo et-tēy maymay te, nēk hew ēwē n-ēlēn itōk.
Si tu réussis à toucher cet oiseau, que tu parviennes ou non à l'attraper [litt. si tu l'attrapes, si tu ne l'attrapes pas], il suffira que tu en arraches une plume.

Sowo ne-slak, sowo et-salak te, ba nēk mal yoweg.
[litt. si c'est tendu, si ce n'est pas tendu…] Que le fil soit lâche ou bien tendu, dans tous les cas on appelle ça ‘tendre un fil’ (yoweg).

(2) ⦗après mahē ‘lorsque’⦘ quand, lorsque (dans le futur, valeur d'Éventuel).

Qiyig en, mahē imam nōnōm sowo ni-m̄ōl qiyig me l-ēm̄ en, ba nēk tog vavasem van.
Ce soir, lorsque ton père rentrera à la maison, surtout ne lui dis rien.

Qet m-et van sowo kēy vanvan qēt, kē ni-van hag kē ni-tot nonon siok.
Kpwèt se dit que dès qu'ils seraient partis, il irait à son tour se tailler sa pirogue.

(3) ⦗à l'intérieur d'une protase conditionnelle⦘ conjonction complétive ‘que’ (au lieu de so). Synt. Par une sorte d'attraction modale, les propositions complétives en contexte hypothétique sont elles-mêmes marquées comme s'il s'agissait d'une proposition conditionnelle: ex. ‘si tu veux que je vienne’ se dit ‘si tu veux si je viens’; ‘si tu ressens que tu as mal’ se dit ‘si tu ressens si tu as mal’.

Lō-qōn̄ tegha te so nēk wo ne-myōs sowo no wo van lok me hiy nēk, tō nok qoyo van lok me hiy nēk.
Un autre jour, si jamais tu as envie que je revienne te voir, alors je reviendrai te voir.

Sowo nok tow e sowo nēk yon̄teg sowo itōk en, tō vēlēs wē vēlēs.
[litt. si je compose et si tu ressens que c'est bien…] Si je compose un chant, et que tu le trouves joli, alors c'est parfait.

so + wo.

soy  (no-soy) [nɔsɔj] noun. <Ins> cigaleCicadidae spp.

s{i}to  (ni-sto) [nistɔ] noun. magasin, boutique de commerce moderne.

Syn : ēm̄ wēlwēl ‘maison d'achats’

[ Angl. store. ]

s[ō]bōy  [sʊᵐbʊj] adj. ordinaire, passe-partout ; traîne-savates ; indigne, irrespectueux, sans élégance....

sōl  (nō-sōl) [nʊsʊl] noun. <Anat>

(1) cerveau.

(2) (fig) siège de l'intelligence: cervelle, méninges, esprit.

Syn : mēne~

No-towtow-eh e, nō-sōl ni-mwumwu a hēywē.
La composition poétique, ça fait vraiment travailler la cervelle!

Ige tēytēybē ne gatgat, kēy wiyiwyis nō-sōl nonoy aē!
Les linguistes, ils se triturent les méninges avec ces questions-là!

(3) (métph) ordinateur.

kobyuta

sōlsōl   (nō-sōlsōl) [nʊsʊlsʊl] intransitive verb.

(1) (rare) se dépêcher.

Syn : vēlēgē

Nēk so sōlsōl ēgē!
Dépêche-toi!

(2) (en mauvaise part) se précipiter, aller trop vite, bâcler son travail.

Dō tog sōlsōl meh.
Ne nous précipitons pas.
sōlsōl   adv. (faire V) trop tôt, de façon précipitée.

Tog mitimtiy sōlsōl.
Ne va pas dormir trop tôt

[ Mota solto be or do beforehand’. ]

sōn̄teg  [sʊŋtɛɣ] intransitive verb. ranger ses affaires, préparer ses bagages, spéc. en vue d'un voyage.
sōsōn̄teg  (nō-sōsōn̄teg) [nʊsʊsʊŋtɛɣ] noun. affaires, bagages de qqn ; propriétés personnelles de qqn (CP no~) lors d'un voyage.
sōwlē  [sʊwlɪ] intj. bon !
sōwō1   [sʊwʊ] intj. bon !
s[ō]wō~2   (nō-swō~) [nʊswʊ] -. ⟨fruit⟩  graine, pépin, noyau.

Syn : sĒwō~

nō-swō man̄go
noyau de mangue
sōyteg  [sʊjtɛɣ] transitive verb.

Syn. familier : vētleg

(1) envoyer ‹qqch, qqn› qqpart.

(2) envoyer chercher ‹qqn›, faire venir.

Imam ni-sōyteg goy nēk hag veg tita.
Papa t'envoie chercher, à cause de maman (malade).
strin̄  (ni-strin̄) [nistriŋ] noun. <Anat>

(1) ficelle solide et fine, fil (de pêche+).

Syn : gayga

(2) veines; nerfs, tendons.

Syn : gamlala

[ Angl. string. ]

su1   [su] adj. petitRédupl. susu à valeur intensive (‘minuscule’) ou plurielle (‘petits’).

(1) ⟨qqch⟩  petit, de petite taille. La petite taille d'une personne se dit maltē ‘court’.

a nu-su

ne-vet su
une petite pierre, un caillou

ne-vet susu
des cailloux

nē-qētēnge susu
petit bois, brindilles

na-gasel su
petit couteau (moins de 35 cm)

na-pnō su
petite île, îlot

n-ēm̄ su
petite maison (cabinets)

na-mtemtem̄lō susu li-vinhe
les petits interstices dans le mur en bambou

Nu-su meh.
C'est trop petit.

(2) (spéc) ⟨espace⟩  étroit, confiné.

Syn : winignig

Vētmahē nu-su den ni-siok.
Le passage est trop étroit pour [litt. l'endroit est plus petit que] la pirogue.

(3) (fig) limité, pas considérable.

Nē-sēm nan suvay-su.
C'est pas trop cher [le prix est assez réduit].

(4) ⟨qqn⟩  petit en âge, jeune ; spéc. enfant.

Syn. relevé : nētm̄ey

ithik su
mon petit frère

n-et su / mey nu-su
[une personne petite / celui qui est petit] un enfant

ige susu
⟨cour⟩ les enfants [les petits]

Ō! Mey nu-su!
Hep, petit!

yan̄fala su vitwag
un petit garçon

Nok et-leg qete, no nu-su meh.
Je ne suis pas encore marié, je suis trop jeune.
su2   [su] ptc. : Particule proclitique invariable précédant le radical des noms et verbes, parf. adjectifs (v._aussi suvay).

(1) ⦗devant un nom⦘ Diminutif, indiquant une petite taille ou un bas âge.

nu-su toti
une petite miette

nu-su nētm̄ey
un petit enfant

nu-su m̄alm̄al su vitwag
une petite fillette

nu-su ok
une petite pirogue (cf. siok)

(2) ⦗devant un verbe, un adjectif⦘ Atténuatif. Sém. Employé couramment dans des contextes polis ou nuancés: Su akvayge bah! Tu ne veux pas manger un petit morceau?

Nok so su m̄ōkheg tusu.
Je vais faire une petite pause un instant.

Kēy mu-su magamgaysēn.
Ils sont quelque peu mélancoliques.

Na-hapqiyig su n̄itn̄it no agōh!
Je sens quelque chose en train de me picoter (dim. de n̄it ‘piquer’).

Kē ni-su etsas na-day non n-et.
Il crut apercevoir du sang humain.

su1.

suk  (nu-suk) [nusuk] noun. <Bot> sucre

(1) canne à sucre. Saccharum officinarum.

Syn : tōw

sam̄

nu-suk na-ma-n bōlōk

(2) sucre en poudre, de fabrication moderne.

nu-suk vōyō
deux paquets de sucre

[ Fr. sucre. ]

s[u]kul  (nu-skul) [nuskul] noun. école.

[ Angl. school. ]

sumsum  (nu-sumsum) [nusumsum] noun. <Bot> noix de Bancoul, bancoulier, bsl. Kandeltri. Aleurites moluccana.

[ Mota simsim. ]

susu   [susu] adj. petits : spéc. dans ige_susu les enfants [litt. ‘les petits’]. Réduplication de su ‘petit’.

su

susu   adv.

(1) (rare) (faire V) faiblement, doucement.

tusu ‘un peu’

Hohole susu!
Parlez bas!

(2) (faire V) petit à petit, par petits coups.

Kēy dimdim susu ēwē na-ga.
Ils sirotent [litt. ils sucent petit] le kava (au lieu de le boire cul-sec).

(3) ⦗après V transitif⦘ (faire V) de façon que l'objet se retrouve en petits morceaux.

Hel susu nē-phog en.
Coupe la viande en petits morceaux.
susuy  [susuj] transitive verb. coudre ‹vêtements+›, confectionner ‹filet de pêche›.

na-ga-susuy
fil à coudre

Kēy lep na-gayga tō kēy susuy, so galeg ne-qen aē.
Ils prennent du fil et le cousent, pour en faire un filet de pêche.

[ POc *(su)suʀibone (needle); sew’. ]

suvay-  [suβaj] pf. (cour) un peu, quelque peu, assez: diminutif qualitatif portant sur les prédicats adjectivaux.

su

Suvay-vēgih.
C'est assez difficile.

Kemem suvay-qagqag, ba kēy ne-mlēmlēg.
Nous sommes plutôt clairs de peau, alors que eux sont bien noirs.

Kēy tog en, suvay-minis.
Ils sont restés là assez longtemps.

Nē-sēm nan suvay-su.
C'est pas trop cher [le prix est assez petit].
suw  [suw] transitive verb. laver
suw   [suw] intransitive verb. ⦗verbe de mouvement⦘ avancer, marcher dans l'eau. La forme rédupliquée suwsuw|fs{*}, plus fréquente, a un sens atélique ‘se baigner, s'ébattre dans l'eau’.

Syn : gey ‘marcher dans l'eau, nager’

Kōyō suw i suw e, suw kal lok hay a lē-vēthiyle.
Ils avancèrent dans l'eau jusqu'à la plage.
suw   transitive verb. <Magie>

(1)

(2) ⦗avec qqch, mienduire <qqn> d'un liquide dans un but thérapeutique ou magique.

Kē ni-suw kē, suw suw suw suw qēt na-yn̄on, suw nē-qtēn, suw na-taqm̄ēn del en, mi nē-tēnge.
Elle le badigeonna (d'une décoction) de feuilles médicinales, et lava ses jambes, sa tête, son corps tout entier.

(3) ⦗tournure réflexive⦘ s'enduire le corps d'un liquide, partic. s'asperger d'un pouvoir magique.

Kē wun mu-suw kē mi nē-tēnge.
Il a dû s'enduire (le corps) de feuilles magiques.

(4) (d'où) transmettre <un pouvoir magique, na-man> (à qqn, hiy), génér. à travers un rituel sur le corps. Le pouvoir magique ainsi attribué est toujours positif (opp. manheg ‘jeter un sort maléfique sur qqn’).

Qiyig, nēk van me, nok suw na-man van hiy nēk.
Viens me voir tout à l'heure, et je te transmettrai un pouvoir magique.
suw met  transitive verb. peindre en noir un objet d'artisanat, ou son propre corps.

met [1]

suwsuw   [suwsuw] intransitive verb. Sgl. : suw

(1) se baigner dans l'eau, pour l'agrément.

gey ‘nager’

Imam nonon ni-vap van “Gēn van suwsuw le-naw!”
Le père dit: “Allons nous baigner en mer!”

(2) (cour) prendre un bain pour se laver; par ext. faire sa toilette, se baigner, se doucher. On se lave normalement deux fois par jour: le matin et le soir.

hēlēp

sōwōl

Nēk mal suwsuw bah ēnōk?
Tu as pris ta douche?

suwsuw yēpyep
faire sa toilette du soir

Le-myēpyep, kēytēl suwsuw bah, gengen.
Le soir, ils allèrent se baigner avant de dîner.

(3) ⦗involontaire⦘ se faire arroser, se faire éclabousser d'un liquide (pluie, parfum+); se mouiller.

Nēk tu-suwsuw qiyig!
Tu vas finir par te mouiller.

Dōyō tu-suwsuw del qiyig be-seda tiwag mi na-bawta!
⟨fête⟩ On va bientôt se faire arrosés de parfums et de talc!

(4) ⦗avec qqch, mis'enduire le corps d'un liquide (ex. décoction de feuilles médicinales) aux pouvoirs thérapeutiques ou surnaturels; s'administrer un onguent magique.

sayap ‘s'oindre’

Nēk et na-man gōh? Inēk so suwsuw aē.
Vois-tu cette potion magique? Tu vas t'en enduire le corps.
suwsuw   transitive verb.

(1) laver <enfant+>, donner le bain ou la douche à <qqn>.

vasuwyon̄ ‘baptiser’

(2) ⦗avec qqch, mibadigeonner, enduire <qqn> d'un liquide dans un but thérapeutique ou magique.

Gēn so suwsuw kē mi nē-bē qōnqōn.
On va les asperger de parfum.

Kēy mu-suw kē mi na-malvay.
⟨peinture corporelle⟩ Ils l'ont badigeonné de charbon.

Magtō ni-suwsuw kē a mi ne-m̄el en, tō na-taqm̄ēn nen su maymay lok.
La magicienne l'enduisit de jus de coco, et son corps commença ainsi à se fortifier.
s[u]wuy  [suwuj] transitive verb.

(1) projeter ‹un objet granuleux: sable, poudre+› en l'air ou sur une surface ; saupoudrer, disperser, parsemer.

suwyeg

ni-ti suwuswuy
thé en feuilles [qu'on éparpille dans l'eau]

(2) projeter (un objet granuleux) sur ‹qqch, qqn› ; éclabousser ‹qqn› de sable, etc..

sey sen̄ey ‘éclabousser (d'un liquide)’

yim ‘lapider’

No m-etsas Gostat kē me-swuy na-mte.
⟨paroles du guérisseur (tēytēybē) au cours de sa voyance⟩ Je vois Gostat te projeter (du sable) dans les yeux.
suwyeg  [suwjɛɣ] transitive verb. jeter
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